@informateur- Les musulmans du Burkina Faso, à l’instar de leurs coreligionnaires du monde entier, ont célébré, le dimanche 16 juin 2024, la Tabaski ou Aid-El-Kébir (la grande fête, en arabe). Parmi les fidèles qui ont prié dans l’enceinte de l’Université de Ouagadougou, se trouvait le capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition, en boubou et babouche aux pieds, sans couvre-chef.
La scène, captée par un vidéaste amateur, est suffisamment inédite pour être mise en évidence. On y voit le capitaine Ibrahim Traoré quitter précipitamment le lieu de la prière, où il s’était rendu pour sacrifier à la tradition en ce matin du dimanche 16 juin 2024 qui marque la célébration de la Tabaski ou Aid El Kébir, en arabe. Le fidèle Ibrahim Traoré quitte précipitamment le lieu de la prière entourée de sa garde rapprochée en civil quasiment sur le qui-vive comme s’il y avait un danger à l’horizon.
Le président de la Transition n’est pas en reste, puisqu’il a la main droite sur sa poche droite où l’on entrevoit l’enflure due, sans doute, à la présence d’une arme de poing. Tout cela dans un lieu de prière où sont rassemblés de nombreux musulmans qui doivent se demander ce qui se passe pour que l’illustre invité quitte l’endroit avant la fin du sermon du grand Imam. Qu’est-ce qui peut être plus important que la parole d’Allah pour que IB décide d’écourter sa présence en ce lieu? Sans attendre les bénédictions du guide religieux comme c’est la coutume.
Finalement, l’on est en droit de s’interroger : qu’est-il donc allé faire là-bas? De deux choses, l’une : soit, il se rend à la grande mosquée pour assister à la prière comme tous les autres fidèles en restant jusqu’à la fin du culte, soit, il décide de rester dans son palais où il a la latitude de faire venir un Imam de son choix pour y officier la prière de ce jour saint. Ce qu’a fait d’ailleurs du côté du Mali le Colonel Assimi Goîta au Palais de Koulouba.
Au lieu de quoi, il est allé offrir un spectacle peu gratifiant aux fidèles musulmans qui ont pris part à la prière à l’Université de Ouagadougou. Parce que la précipitation avec laquelle il a quitté l’endroit montre bien qu’il n’est pas serein. La peur a visiblement changé de camp. Mais de quoi a peur le tombeur de Paul-Henri Sandaogo Damiba? Nul ne le sait exactement, mais, une chose est sûre, IB est sur des charbons ardents.
Ainsi, aux détonations qui ont retenti dans la cour de la RTB, non loin du Palais de Koulouba, est venue s’ajouter cette scène surréaliste avec un IB agité et presque sur la défensive. Les prochains jours nous situeront davantage sur ce qui se trame au cœur de la Transition burkinabè.
JFF/Informateur.ci













