@informateur.ci- Huit employés de l’Organisation internationale pour la sécurité des ONG (INSO) ont été relâchés par les autorités burkinabè après leur arrestation en octobre pour des accusations d’espionnage. L’annonce a été faite ce vendredi par l’organisation, basée aux Pays-Bas.
Selon l’INSO, son personnel a été libéré à la fin du mois d’octobre, mais l’information n’a été révélée que récemment. Le groupe était composé d’un Français, d’une Franco-Sénégalaise, d’un Tchèque, d’un Malien et de quatre ressortissants burkinabè.
L’affaire survient dans un contexte de durcissement des relations entre les autorités du Burkina Faso et plusieurs organisations internationales. En juillet, le gouvernement avait révoqué l’autorisation de 21 ONG opérant dans le pays, dont l’INSO. Les autorités accusaient l’organisation d’avoir collecté et transmis des informations sensibles sur la sécurité nationale à des puissances étrangères, et d’avoir continué ses activités malgré l’interdiction officielle.
Dans son communiqué, l’INSO a exprimé sa satisfaction :«L’INSO se réjouit de la libération de ses collègues et apprécie le soutien qui a rendu cela possible », indique l’organisation, qui n’a donné aucun détail supplémentaire concernant les accusations portées contre ses employés. Elle précise toutefois qu’elle fournit habituellement des analyses de sécurité aux organisations humanitaires travaillant dans des zones à risques.
L’organisation réaffirme également son engagement :«En tant qu’acteur humanitaire, nous restons déterminés à aider les organisations humanitaires à acheminer l’aide en toute sécurité à ceux qui en ont besoin.»
Fin 2024, le Niger — voisin et allié du Burkina Faso — avait lui aussi retiré à l’INSO l’autorisation d’opérer sur son territoire, dans un contexte régional marqué par une surveillance accrue des activités des ONG.
Djah OPELY





