‘@Informateur.info- Dr Jean-Hubert Bazié, Président de la Convergence de l’Espoir et Boubakar Diallo, Président du Mouvement Agir Ensemble pour le Burkina Faso, ont animé, mardi, une conférence de presse au nom du Chef de file de l’opposition (Cfop), pour décortiquer l’actualité sociopolitique burkinabé de la semaine écoulée.
Avec les hommes et femmes de média, ils ont échangé entre autres sujets sur « l’assassinat de 50 compatriotes, l’arrestation de l’ancien ministre de la Défense, M. Jean-Claude Bouda…. ».
Parlant du massacre de 50 personnes dans des attaques terroristes perpétrées au Nord, au Centre-Nord et à l’Est, les 29 et 30 mai 2020, les conférenciers ont déploré « l’aggravation de la crise sécuritaire » dans le pays, en condamnant « la barbarie terroriste qui coûte des milliers de vies d’innocents ».
Toutefois, l’opposition s’insurge, également, contre « l’incompréhension, visiblement grandissante, entre les Forces de défense et de sécurité et les populations », réaffirment que « les meilleurs alliés de nos FDS, ce sont les populations pour lesquelles elles se battent ».
Par conséquent, MM. Bazié et Diallo invitent les autorités à travailler à établir et renforcer la confiance entre mes FDS et le peuple burkinabè. « Nos Forces de défense et de sécurité doivent être mieux équipées pour faire face à leur devoir sacré qui est de défendre notre territoire et nos populations », ont-ils admis avant d’asséner que « le MPP (ndlr: parti au pouvoir) est un frein à la victoire du Burkina Faso contre ses ennemis ».
C’est pourquoi, conseille l’Opposition, « les Burkinabè doivent avoir l’audace de le sanctionner aux élections prochaines, pour redonner à notre pays toutes les chances de s’en sortir ».
Sur l’arrestation de l’ancien ministre de la Défense, Jean-Claude Buda, inculpé entre autres pour « blanchiment de capitaux » et « enrichissement illicite », sur la base de la Loi sur le délit d’apparence, l’Opposition a félicité, pour sa » constance », le Réseau national de lutte anticorruption (RENLAC), initiateur de la plainte qui a abouti à l’arrestation de l’ex- ministre.
« L’Opposition reste toutefois prudente, sachant qu’à tout moment, le régime en place peut mettre de la pression sur la Justice et empêcher que se tienne un procès pédagogique », ont dit les conférenciers, encourageant « la Justice burkinabè à persévérer dans le nettoyage de toutes les écuries, qu’elles soient minières, foncières, des infrastructures ou des marchés publics ».
Geneviève MADINA












