@informateur- Ils étaient des centaines de manifestants dans les rues de Diapaga dans la province de la Tapoa, ce jeudi 18 avril, à dénoncer l’insécurité rampante dans la région de l’Est selon les médias burkinabè. A en croire les manifestants dont la colère se lisait sur les visages, «tous les villages et les chefs-lieux de communes sont aux mains des djihadistes depuis 2020».
Alors que les annonces d’une armée qui monte en puissance avec des équipements de pointe se multiplient à Ouagadougou, à 400 km de là, à Diapaga, les manifestants disent ne pas ressentir dans leur région les bénéfices de ces actions. Ont-ils tort ? Assurément non ! Puisque c’est ceux qui accusent le coup qui crient leur calvaire. Ils sont d’autant plus fondés à le faire que le capitaine Ibrahim Traoré avait promis de libérer le pays des terroristes en 3 mois.
D’ailleurs, à Diapaga, les manifestants n’ont pas passé sous silence leur soutien à la transition parce qu’ils ont cru en son avènement. C’est donc avec déception qu’ils réalisent que les propos du tombeur du Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba étaient chimériques. La preuve la ville de Diapaga, selon les manifestants, n’a jamais cessé de sombrer au point où les 8 villages administratifs et les 5 chefs-lieux de communes sont aujourd’hui sous le contrôle des terroristes. Lesquels étaient censés avoir disparu du territoire burkinabè depuis janvier 2023 si le capitaine Ibrahim Traoré avait tenu ses promesses.
Ce n’est pas la première fois au Burkina Faso que des populations manifestent contre l’insécurité et le laxisme des autorités militaires dans leurs localités.
AS/Informateur.ci












