@informateur.ci- Le président béninois Patrice Talon s’est exprimé, jeudi, devant la presse nationale et internationale au sujet des événements survenus le 7 décembre dernier, qualifiés par les autorités de tentative de coup d’État. Lors de cette conférence très attendue, le chef de l’État est longuement revenu sur les circonstances de cet épisode sécuritaire qui a marqué l’actualité politique du pays.
Patrice Talon a tenu à minimiser la portée institutionnelle des faits, parlant d’actions isolées menées par « des voyous» et « de petits terroristes manipulés». Il a, par ailleurs, rejeté avec fermeté toute implication de la Garde nationale, assurant que les forces régulières de défense et de sécurité sont restées loyales aux institutions de la République.
Se voulant rassurant quant à la stabilité du pays, le président béninois a néanmoins reconnu l’existence d’insuffisances au sein de l’appareil étatique, notamment en matière de prévention et de renseignement. « Aucun État n’est totalement à l’abri », a-t-il admis, soulignant la nécessité de renforcer les mécanismes de sécurité et de vigilance. Cette reconnaissance, rare dans le discours présidentiel, a toutefois suscité de nombreuses réactions et critiques, certains observateurs y voyant l’aveu de failles plus profondes dans la gouvernance sécuritaire.
Au-delà de la question sécuritaire, cette rencontre avec la presse a également permis à Patrice Talon d’aborder l’actualité institutionnelle, notamment la nouvelle Constitution promulguée le mercredi 17 décembre. Le chef de l’État a défendu ce texte, présenté comme un instrument de modernisation et de consolidation des institutions, tout en appelant à l’apaisement et au dialogue.
Djah OPELY













