@informateur.ci- La Transition militaire nigérienne voit derrière la mutinerie qui a secoué la capitale Niamey les 28 et 29 août 2026, des mains obscures au plan international. La preuve le journal télévisé du soir de la chaîne publique nigérienne Télé Sahel, a diffusé le 1er septembre, la déclaration d’un soldat présenté son le nom de Capitaine Gabriel Roger, officier au 1er Bataillon de Parachutistes, qui a fait des »révélations extrêmement graves ».
Celui-ci a soutenu que l’armée tchadienne, la famille de l’ancien président Mohamed Bazoum, actuellement détenu, la France, ainsi que les dirigeant de certains pays de la CEDEAO seraient impliqués dans » la tentative de coup d’Etat avortée des 28 et 29 août ». Le capitaine Gabriel Roger a confié avoir eu des conversations téléphoniques avec des membres de la garde présidentielle et des officiers impliqués dans la mutinerie, qui l’appelaient à rallier le mouvement. Il dit avoir refusé de se joindre aux mutins après avoir compris qu’une tentative de coup d’État était en cours. Mais des zones d’ombre persistent.
Si la junte au pouvoir a reçu un soutien populaire à travers des rassemblements en solidarité au général Abdourahamane Tiani, organisés dans la capitale, celui-ci garde étrangement le silence sur ce sujet. Il ne s’est pas encore adressé officiellement et directement à la nation, alors qu’il devrait en principe apparaitre pour rassurer le peuple, comme le veut la règle en pareille situation.
Par ailleurs, le bilan humain des événements des 28 et 29 août 2026 à Niamey reste flou. Les chiffres précis des victimes et l’identité complète des mutins arrêtés n’ont pas été totalement dévoilés. La vie a repris dans la capitale nigérienne, mais il faut le dire, toutes les inquiétudes n’ont pas été dissipées.
Maurice Kouassi KONAN












