@informateur.ci- Le Niger a rejeté « avec la plus grande fermeté» les accusations de vol formulées à son encontre, à la suite de l’ouverture à Paris d’une enquête judiciaire pour « vol en bande organisée » liée à la disparition de quantités d’uranium sur un site minier autrefois exploité par le groupe français Orano.
Dans un communiqué officiel, les autorités nigériennes ont qualifié ces allégations de « sans fondement », affirmant qu’aucune preuve ne permet d’établir une implication de l’État nigérien ou de ses agents dans la disparition du minerai. Elles dénoncent des accusations qu’elles jugent « hâtives et infondées », susceptibles de porter atteinte à l’image du pays.
L’enquête ouverte en France fait suite à une plainte évoquant la disparition d’uranium sur un ancien site d’exploitation minière au Niger, où Orano, ex-Areva, a longtemps mené des activités d’extraction. Les investigations visent à déterminer les circonstances exactes de cette disparition, ainsi que d’éventuelles responsabilités humaines ou organisationnelles.
De son côté, Niamey rappelle que les sites concernés ne sont plus sous le contrôle de l’État nigérien depuis plusieurs années et que leur gestion relevait de l’opérateur industriel à l’époque des faits présumés. Les autorités soulignent également que toutes les opérations minières étaient encadrées par des accords contractuels précis et par des dispositifs de suivi.
Le gouvernement nigérien appelle à la retenue et au respect des procédures judiciaires en cours, tout en réaffirmant sa volonté de coopérer, si nécessaire, avec les instances compétentes, dans le respect de sa souveraineté. Il estime enfin que cette affaire ne doit pas être instrumentalisée dans un contexte déjà marqué par des tensions diplomatiques et économiques autour des ressources minières du pays.
Yannick KOBO













