@informateur.ci- Le 9ᵉ Congrès panafricain s’est ouvert le 8 décembre à Lomé, sous l’égide de l’Union africaine (UA). Pendant cinq jours, des délégations venues de tout le continent, de la diaspora africaine et des communautés afro-descendantes se réunissent autour de thématiques destinées à revitaliser un mouvement panafricain vieux de 125 ans.
La cérémonie d’ouverture, présidée par Faure Gnassingbé, président du Conseil togolais, a rappelé le rôle historique du panafricanisme dans les luttes d’émancipation des peuples noirs et dans les combats pour la décolonisation en Afrique, dans les Caraïbes et en Amérique latine. Depuis sa première édition à Londres en 1900, le Congrès panafricain constitue un espace de dialogue réunissant leaders africains, intellectuels et acteurs engagés dans la défense des droits des populations noires. Après Dar es Salaam, Kampala et Accra, Lomé devient la quatrième capitale africaine à accueillir cet événement inscrit dans la «Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine (2021-2031)» proclamée par l’UA.
Cette édition rassemble États, institutions panafricaines, société civile, artistes et organisations de la diaspora. Un colloque économique, prévu du 9 au 12 décembre, vise à mobiliser davantage la diaspora autour de l’investissement, du financement de projets structurants et du soutien au développement local. Le Congrès entend aussi offrir un cadre de réflexion stratégique sur la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, notamment sur la réforme des institutions multilatérales. Le Togo y a réaffirmé la revendication africaine de deux sièges permanents avec droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU.
L’objectif central de ce 9ᵉ Congrès est de raviver la vision originelle du panafricanisme : une dynamique collective tournée vers l’avenir, permettant au continent et à ses diasporas de parler d’une même voix. Placé sous le thème «Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales», l’événement ambitionne de renforcer l’unité, valoriser l’identité culturelle et avancer sur des enjeux de justice mémorielle, notamment la restitution du patrimoine et la reconnaissance des Afro-descendants.
Djah OPELY













