@informateur- La France accueille, les 4 et 5 octobre 2024, le 19e Sommet de la Francophonie, qui réunit à Paris et à la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts, les 88 Etats membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le thème de cette édition est : » Créer, innover et entreprendre en français « . Tout se déroule comme prévu. Sauf qu’un événement inattendu en raison de la tradition, pour ne pas dire une grande première, s’est produit cette année au sommet de la Francophonie.
Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, qui devait effectuer le déplacement a annoncé au dernier moment qu’il ne se rendra pas à Paris pour cet événement majeur au plan diplomatique en Afrique francophone. Le président sénégalais entendait-il opérer par là une rupture avec cette tradition qui lie depuis longtemps le Sénégal et la France ?
Le Sénégal, ne l’oublions pas, est membre fondateur de la Francophonie. S’agit-il, comme certains l’annonçaient, d’un changement de cap de la politique étrangère de Dakar à l’égard de Paris, qui pourrait présager une remise en question des relations diplomatiques et de la coopération bilatérale franco -sénégalaise ?
Selon les sources, l’attitude de Diomaye Faye a soulevé des questions et elle suscite des inquiétudes à l’Elysée et dans le cercle francophone en Afrique. Pour beaucoup, cet acte, qui est un précédant inquiétant, n’est pas fortuit. Ces derniers estiment que cela constitue clairement un message à la France et aux Etats francophones d’Afrique.
De Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, tous les présidents sénégalais ont régulièrement honoré ce rendez-vous. L’absence du président Diomaye Faye est de ce fait profondément ressentie, car l’édition de 2024 est très particulière. En effet, en 33 ans, c’est la première fois que le sommet se tient en France.
Faut-il le rappeler, en aout 2024, le nouveau président sénégalais avait boudé de la même façon la célébration du Débarquement des alliés de Provence, au dernier moment. Le Sénégal comme l’AES ?
DL/informateur.ci












