‘@Informateur.info- La justice ivoirienne a condamné, mardi, selon un communiqué du Parquet d’Abidjan parvenu jeudi à Informateur.info, 4 personnes de nationalité italienne à 20 ans de prison et a relaxé une ivoirienne, fonctionnaire de police pour délit non constitué, tous interpellés dans une affaire de trafic de cocaïne à l’international.
Les faits, selon le Procureur de la République, Richard Adou, remontent au 17 septembre 2018, quand les services de douanes du Port de Santos au Brésil ont « saisi 1,19 tonne de cocaïne dissimulée à l’intérieur de rouleaux en acier de plusieurs engins de type Caterpillar, éventrés à cet effet ». Ces engins, explique le communiqué signé de Richard Adou, « devaient être embarqués sur un navire pour être déchargés au Port d’Abidjan en Côte d’Ivoire » au bénéfice de la société AGL basée à Abidjan, Cocody les ll Plateaux.
Une enquête menée sur plusieurs mois, souligne le communiqué et qui a nécessité, « conformément à la convention des Nations Unies du 15 novembre 2000 sur la criminalité transnationale, une étroite coopération des services de police ivoiriens avec les services de police étrangers, notamment français, italiens et brésiliens a permis de découvrir les auteurs.
Cette enquête, toujours selon le Procureur Richard Adou a permis de découvrir que les associés de la société AGL que sont Angelo Ardolino (57 ans, Gérant d’AGL), Antonio Cuomo (54 ans, Directeur technique d’AGL) Vincenzo Giuliano (62 ans) Guiseppe Ramaglia, (46 ans, directeur de société), tous de nationalité italienne et en relation avec l’ivoirienne Véronique Dion, 46 ans, fonctionnaire de police qui ont été interpellés dans le cadre de la procédure et renvoyés devant le Tribunal Correctionnel d’Abidjan.
Celui-ci, vidant sa saisine le 2 février 2021, a relaxé Dion Véronique pour « délit non constitué », a déclaré les quatre autres prévenus coupables des faits de « trafic international de stupéfiants, cocaïne, blanchiment de capitaux, détention illégale d’armes à feu et de munitions de la première catégorie et d’association de malfaiteurs ».
En répression, « le tribunal les a condamnés à une peine d’emprisonnement de 20 années et à cent millions (100.000.000) de F CFA d’amende », a déclaré Richard Adou, avev « la confiscation au profit de l’État de Côte d’Ivoire, de tous les biens meubles et immeubles leur appartenant, évalués à plusieurs milliards de francs CFA », a précisé le Procureur de la République.
Charlène ADJOVI












