‘@Informateur- La clé de répartition des primes de certification de Rainforest Alliance (RA) n’est pas partagée par les coopératives de Café-Cacao. Cette nouvelle clé qui fixe la part producteur à 45 FCFA et à 15 FCFA la part Coopérative soit une prime de Certification de 60 FCFA est considérée par les dernières comme une injustice, voire une foutaise.
Ce d’autant que les coopératives font déjà face à plusieurs charges et réalisent également de nombreuses infrastructures socio-éducative et sanitaire au profit des producteurs.
Cette nouvelle règle de répartition des primes fixée de manière unilatérale par Rainforest Alliance, et contenue dans les nouveaux contrats que devraient parapher les coopératives a été rejetée par ces dernières. Conséquence, les changements de Cacao sont bloqués depuis le démarrage de la campagne cacaoyère.
Selon nos informations, l’Association des présidents de Conseils d’administration des coopératives de Café-Cacao (ASPCACC) prévoit de se réunir en urgence pour adopter une position sur cette affaire.
Nous apprenons aussi que la Centrale Syndicale Agricole de Côte d’Ivoire (COSA-CI), la plus active et de loin la plus crédible de la filière Café-cacao entend également se prononcer sur cette décision de Rainforest Alliance.
Selon plusieurs producteurs affiliés aux coopératives que nous avons interrogé, la quote-part de 15 FCFA de la prime pourrait entraîner la disparition des coopératives et l’arrêt des réalisations des projets sociaux en faveur des collectivités.
Certes, la prime de certification n’est pas rémunérateur mais on ne peut denier aux coopératives la réalisation des actions sociales dans leur zone d’implantation. Affaire à suivre.
Alfred SIRIMA












