‘@informateur- Le village de Dignago, du nom de la Sous-préfecture, dans la région du Gôh (Gagnoa) est sous le choc après un grand vent qui a déraciné un arbre causant la mort, dans la soirée du jeudi 26 mai, de cinq femmes burkinabè, dans sa chute.
De fait, selon Nana Bouréma, le chef de la communauté burkinabè de Dignago (320 km au centre-ouest), joint au téléphone, le drame s’est produit aux alentours de 18h, lorsque les victimes revenant des travaux champêtres ont été prises au piège de l’orage précédant une pluie diluvienne plus tard dans la nuit de jeudi à vendredi.
Selon le récit du chef Bouréma, les cinq braves dames devisant, gaiement, sur le chemin de retour pour regagner leurs foyers respectifs ont été surprises par les branches d’un gros arbre qu’elles venaient de dépasser.
« En fait, suite à une violente tornade, l’arbre déraciné est tombé sur une distance de 55 mètres derrière les cinq femmes. Et ce sont les différentes branches qui les ont tuées sur le champ », relate Nana Bouréma affligé à l’instar des populations de Dignago qui s’expliquent, encore, difficilement, ce drame.
Parmi les victimes, trois ont pour époux Soro Amidou, plus qu’inconsolable. Il s’agit des dames Kafando Nouriétou (28 ans), Gamsonré Raqueta (43 ans) et Porgo Aissata (27 ans). Les deux autres sont Zallé safiatou (30 ans) et Nakanabo Assèta (66 ans). Cette dernière est née à Dignago où ses parents sont arrivés dans les années 1950.
Au moment où nous mettons sous presse, le Sous-Préfet de Dignago, Hervé Kouassi Kouassi était dans les familles éplorées pour leur apporter réconfort et compassion après avoir suivi les différentes étapes de l’inhumation, vendredi matin, des défuntes.
Geneviève MADINA












