‘@Informateur- Invité à prononcer une conférence autour du thème « Liberté de la presse et dépénalisation des délits de presse: quels enjeux pour la presse libre? », Yao Noël, Président de l’Union des journalistes de la presse libre d’Afrique (UJPLA), par ailleurs, membre fondateur et premier président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) a instruit, son auditoire, que le journaliste ne doit pas « se laisser prisonnier de la liberté ».
C’était, à l’occasion de la cérémonie d’investiture, vendredi, du Bureau exécutif de l’Union des journalistes et professionnels de la communication résidant à Yopougon (UJYOP), présidée par Aimée Marlyse Konan.
Pour M. Yao, « c’est la loi qui octroie et garantit la liberté et c’est la même loi qui garantit les droits des autres membres de la société. » Par conséquent, il faut donc « rechercher l’équilibre entre les droits de l’individu et les droits de la société ».
En Côte d’Ivoire, explique-t-il, depuis le printemps de la presse, « les professionnels n’ont eu de cesse de plaider pour la suppression de la pénalisation du délit de presse ». Selon le premier président de l’UNJCI, la suppression de la garde à vue et de l’emprisonnement des journalistes, depuis 2017 en Côte d’Ivoire est une « petite révolution » déplorant « les peines d’amende en vigueur ». Cependant, il a admis que » le seul gage de liberté reste le professionnalisme » pour lequel « le journaliste ne doit pas se laisser prisonnier de la liberté… ». «Le plus grand juge ne sera pas le juge qui prononce les peines mais le public », a ajouté le président Yao Noël pour qui « la liberté de la presse est un pilier fondamental et incontournable » et d’insister: « pas de liberté pour les ennemis de la liberté».
Interrogé sur son regard de l’UNJCI depuis sa création en 1991, M. Yao a affirmé que depuis cette date, « l’Union est bel et bien en place. C’est une fierté pour nous. Je félicite tous ceux qui lui ont permis d’exister. Je souhaite qu’elle continue d’exister pour aller plus loin dans la défense des intérêts des journalistes de Côte d’Ivoire».
Geneviève MADINA












