‘@Informateur.info- Connu pour ses prises de positions et ses analyses pertinentes, Lengha Fils, à l’état civil Harouna Dabré, a attiré dans un post qu’il a publié sur sa page facebook, ce mardi 18 août, l’attention de la jeunesse burkinabè sur ses engagements politiques qui se soldent bien souvent par la désillusion et des regrets. Ci-dessous, son conseille à cette jeunesse.
«Durant la transition politique que nous avions connue en 2014, j’ai passé le temps à dire ceci à nous jeunes: ne soyez pas comme des préservatifs pour les politiques. Ils vont vous utiliser et vous jeter dans les WC après. La transition finie, beaucoup de jeunes regrettent leur engagement aux côtés de ces politiques qui les ont transformés en déflatés sociaux.
Je constate qu’à l’approche des échéances électorales de novembre 2020, beaucoup de jeunes se prêtent volontairement toujours comme des préservatifs pour les orgies des politiques. Ce n’est pas cela l’engagement politique des jeunes.
Les terminologies du genre: mon boss, mon mentor, mon préféré, mon leaders, etc., sont des cris de soupirs douloureux d’une catégorie de jeunesse en proie à la prostitution idéologique et à la divagation alimentaire. Ce n’est pas digne et honorable d’une jeunesse qui veut s’imposer comme alternative crédible de l’avenir d’une nation. Ton mentor s’il est vrai, il doit te faire une place au soleil et non te maintenir dans l’obscurantisme absolu de l’asservissement.
Jeune, si tu dois t’engager en politique, exige ta part et non te contenter de miettes en mega et en billets de banque fatigués. Nous sommes tous comme ces mentors et autres vénérés. Soyons dignes pour que notre heure sonne!
Une jeunesse sans conscience politique est un bon prétexte pour la vielle garde de se maintenir aux affaires.
Lengha Fils












