‘@Informateur.info- Les électeurs ivoiriens sont appelés, ce samedi 6 mars, à choisir leurs députés pour la prochaine législature parmi les 1553 candidats qui ont bouclé, jeudi, la campagne électorale après une semaine d’opérations de charme pour faire place aux urnes qui décideront du sort de chaque candidat qu’il soit du pouvoir ou de l’opposition ou encore indépendant.
Dans l’ensemble, il faut se féliciter de la tenue sans heurs ni violences de la campagne électorale sur toute l’étendue du territoire. Hormis quelques cas isolés de propos identitaires imputés au candidat Lida Kouassi Moïse dans la circonscription électorale de Lakota et des actes de menaces et vandalisme visant des candidats de l’opposition par endroits (Adjamé, Toulepleu), le bon ton a prévalu durant toute la semaine de la campagne.
Comme en pareilles circonstances, on a assisté à la foire aux illusions, aux mensonges et la supercherie pour attirer la sympathie des électeurs. Résorbation du chômage, création d’entreprises, développement des localités…tout a été entendu. Or, le commun des mortels sait que ces actions sont du domaine régalien de l’État.
A côtés de ces promesses électoralistes, des opérations de charme ont été menées sur le terrain en direction des populations. Distribution de machines agricoles, d’ustensiles (marmites, casseroles, seaux…), remises d’ambulances médicalisée, équipements de centres de santé, les candidats n’ont pas manqué d’ingéniosité pour « draguer » les électeurs. Le tout couronné par la distribution de billets de banque craquants et neufs. Achat de conscience avant le jour J. Le samedi 6 mars. Où, seul dans l’isoloir, l’électeur décidera du sort de chaque candidat. Sans démagogie, selon sa conviction. Quand bien même que tous les candidats se félicitent de la mobilisation autour de leur candidature, seule l’urne déterminera de l’issue.
Charlène ADJOVI












