‘@Informateur.info- Les violences survenues vendredi dernier lors de la marche des femmes de l’opposition dans la ville de Bonoua, dans le sud-Comoé, ont suscité l’instauration d’un couvre-feu.
«Suite aux troubles graves à l’ordre public en cours dans la sous-préfecture de Bonoua, il est institué un couvre-feu de 20 heures à 5 heures du matin, à compter du vendredi 21 août 2020 au jeudi 27 août inclus», précise un arrêté du préfet par intérim de Grand-Bassam, Coulibaly Magloire, en date du 21 août dernier.
Si cette mesure vise à contenir les violences et à ramener l’ordre dans le cadre de la crise préélectorale en cours, le fait qu’elle soit circonscrite à une seule ville rappelle le cas vécu par la commune d’Abobo lors de la crise postélectorale de 2010 ; où le commando invisible avait investi cette commune obligeant les autorités d’alors à l’isoler par un couvre-feu qui a duré plus de 4 mois.
Faut-il le rappeler, la Côte d’Ivoire a renoué avec les violences depuis l’annonce le 6 août dernier du président sortant, Alassane Ouattara, de briquer un 3é mandat, faute d’un candidat mieux préparé seul lui dans sa formation politique qu’est le RHDP.
Ces violences ont conduit à la mort de 6 personnes, fait de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels. Amnesty International a dans un rapport accusé les forces de police d’être en complicité avec des bandes armées de machettes qui s’attaquent aux manifestants.
En début de semaine dernière, le Secrétaire général de l’ONU, Antony Guterres s’était dit préoccupé par les violences en cours en Côte d’Ivoire et a conseillé aux autorités d’organiser des élections inclusives et crédibles.
Charlène ADJOVI












