‘@Informateur.info- Le Syndicat National des Agents du Ministère du Commerce de Côte d’Ivoire (SYNAMIC-CI), a dénoncé, dimanche, dans un point-presse, la situation « désastreuse » des agents et des « irrégularités », plaidant auprès du Premier ministre Hamed Bakayoko, du ministre du Commerce Souleymane Diarrassouba et de son collègue de l’Économie et des finances, Adama Coulibaly pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, faute de quoi, il se réserve le droit d’observer un arrêt de travail.
Dans la déclaration dont Informateur.info a eu copie, le Secrétaire général du SYNAMIC-CI, Patrice Toto, a égrené les principales revendications de son syndicat qui durent, selon lui, depuis 2014.
Il s’agit d’abord, de la « signature de la décision octroyant des primes incendiaires aux agents ».
« Le SYNAMIC-CI demande la signature urgente par M. Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce et de l’Industrie de la décision octroyant des primes indiciaires promises aux Agents conformément à l’Arrêté Interministériel n° 022 MCI/MEF/MPMBPE du 04 Mars 2020 portant répartition des recettes de services du Ministère en charge du Commerce », a précisé M.Toto.
Selon le Secrétaire général du SYNAMIC, « l’absence d’un acte concret consolidant la prime indiciaire aux agents, contribue à l’agrandissement du désespoir et à la démotivation généralisée des agents qui ne savent plus à quel saint se vouer face à la situation de plus en plus intenable qu’ils vivent depuis plusieurs années », a-t-il fait remarquer.
La deuxième revendication porte, à en croire, le SYNAMIC-CI sur « la nomination des régisseurs auprès du ministère du commerce et de l’industrie », invitant le ministre de l’Économie et des finances, Adama Coulibaly, à « nommer les Régisseurs d’Avances prévus par les Arrêtés N° 246 /MEF/DGTCP/DEMO du 24 juin 2019 et N° 451 /MEF/DGTCP/DEMO du 08 novembre 2019″.
En effet, a expliqué Patrice Toto, la nomination de ces deux Régisseurs aidera le ministère en charge du Commerce, entre autres, à »optimiser ses recettes de services, réduire au maximum les déperditions au niveau des recettes de service, éviter des gestions de fait dans les services pourvoyeurs de recettes au sein du ministère, consolider la transparence, la sécurisation des recettes et à la bonne gouvernance… ».
Il a prévenu que si ces Régisseurs ne sont pas nommés, « le ministre de l’Economie et des finances sera considéré comme l’un des responsables des problèmes des agents du ministère du commerce et de l’industrie ».
Une autre revendication est relative à l’octroi » de moyens conséquents aux agents de contrôle dans la lutte contre la flambée des prix et le suivi du plafonnement des produits ». Relevant la mauvaise foi de commerçants « véreux » qui ont profité de la survenue de la Covid-19 pour procéder à des augmentations « illégales « , M.Toto a indiqué que « grâce aux actions des agents du ministère du commerce, les prix ont été maitrisés sur l’étendue du territoire malgré la mauvaise pratique des commerçants véreux », s’est-il réjoui.
Malheureusement, a regretté le responsable syndical, « ces agents n’ont ni bénéficié de moyens conséquents encore moins de la prime spéciale liée au Covid-19 ». « Le SYNAMIC-CI condamne cette attitude de deux poids de mesure du Gouvernement ivoirien envers les agents de contrôle du Ministère du Commerce », s’est-il élevé.
Aussi, le syndicat demande au gouvernement du Premier ministre Hamed Bakayoko, « les moyens conséquents pour les agents du Ministère en charge du Commerce afin de mener à bien leurs missions de contrôle ainsi que leur prise en compte dans le partage de la prime spéciale liée au covid-19 », a plaidé Patrice Toto
« En conséquence, si des solutions durables ne sont pas trouvées à nos revendications, les agents se réserveront le droit, d’une part, de boycotter la décision du plafonnement des produits de grande consommation sur la période des trois mois à venir, et d’autre part, d’observer un arrêt de travail les jours à venir », a-t-il alerté.
Toutefois, dans le souci de préserver la paix sociale au sein du ministère, le syndicat dit rester « ouvert au dialogue pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents », a conclu, le Secrétaire général du SYNAMIC-CI.
Geneviève MADINA












