‘@Informateur.info- Le ministre de la Communication et des Médias, Sidi Tiémoko Touré, porte-parole du gouvernement a annoncé, mercredi, à l’issue d’un Conseil des ministres présidé par le Chef de l’État, Alassane Ouattara, que les requêtes de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo pour l’obtention de plusieurs documents administratifs dont le passeport de service sont « en cours de traitement ». Il s’agit d’un casier judiciaire, d’un passeport de service et du certificat de nationalité.
« Notre chancellerie, l’ambassade de Côte d’Ivoire à Bruxelles nous a informés de la réception d’une requête de passeport de service. Et le dossier est en cours de traitement auprès des autorités compétentes, en commençant par l’ambassade de Belgique”, a indiqué M. Touré, ajoutant l’existence d’une autre requête « introduite par M. Gbagbo pour l’obtention d’un casier judiciaire et de certificat de nationalité ».
Pour le Porte-parole du gouvernement, l’ancien chef d’État est « un Ivoirien comme un autre. Il recevra ces documents après la procédure de traitement. C’est tout à fait normal”, a-t-il insisté.
Dans un entretien accordé à RFI, ce jour, Me Habiba Touré, l’avocate de M. Gbagbo, rappelait que son client s’était rendu, mardi, à l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Bruxelles pour « introduire en personne une demande de passeport ordinaire et un laisser-passer », après plusieurs semaines d’attente du passeport de service dont la demande avait été introduite auparavant.
Elle a, également, évoqué l’agenda politique de son client, notamment, une candidature à la présidentielle du 31 octobre 2020, qui selon elle, n’est pas « à l’ordre du jour ».
« Maintenant, le choix concernant une éventuelle candidature, cela relève du choix du parti et de son choix personnel également. Mais pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour. On parle d’un homme qui a été privé de son pays pendant près de dix ans. Il veut rentrer chez lui le plus rapidement possible », a fait remarquer Me Habiba Touré aux confrères français.
Laurent Gbagbo est en liberté conditionnelle à Bruxelles, en Belgique, après son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI).
Geneviève MADINA












