@Informateur- A 48 heures des assises nationales au Burkina Faso, le président de l’UNDD, Me Hermann Yaméogo a organisé une causerie de presse, mardi 11 octobre 2022 au cours de laquelle son parti a apporté son soutien aux nouvelles autorités. Me Hermane Yaméogo a exhorté le nouvel homme fort du Burkina à assumer le pouvoir. Ci-dessous l’intégralité de son exposé liminaire.
« Je voudrais en vous remerciant d’avoir fait le déplacement pour cette causerie sur la situation nationale, vous demander qu’au préalable nous consacrions à nos compatriotes qui ont perdu la vie à Gaskindé, un dû hommage par une minute de silence. Merci. Il faut le reconnaître nous revenons de loin. Notre armée nationale déjà en proie à des phénomènes de décohésions et fortement infectée par la politique , le Pays se retrouvait maintenant par le fait de l’affrontement intra-armée quasiment acté de fin septembre , au cœur d’une tempête qui menaçait fortement de le faire sombrer corps et biens dans les miasmes de dramatiques inconnues.
L’UNDD rend aujourd’hui solennellement grâce aux faîtières des communautés religieuses et coutumières, aux forces intellectuelles, morales et patriotiques qui spontanément ou approchées, ont jeté toutes leurs réserves dans la bataille de survie nationale pour obtenir à l’arrachée, à leurs risques et périls, un suprême dialogue salvateur entre protagonistes militaires les armes braquées les uns sur les autres. Nous le faisons non sans fierté car voilà longtemps déjà que mettant la politique si non au rebut au placard, nous multiplions sorties médiatiques et sur le terrain, pour intercéder au près des autorités coutumières, traditionnelles, religieuses et autres forces morales, afin qu’elles soient des éclaireuses de consciences. Des levains d’un sursaut collectif qui aide aux raffermissement des piliers de l’Etat, à la renaissance des valeurs et du patriotisme. Elles viennent à la foi de prouver aux yeux de la nation et du monde leur capacité à cet égard et du coup, la justesse de nos interpellations réitérées. Nous remercions pareillement le président Damiba qui refusant de franchir le rubicond en appuyant sur le « bouton rouge », a su prendre la juste mesure du péril national risquė, pour avantager l’unité, la discipline au sein de l’armée , la réanimation de l’autorité de l’Etat et partant la sécurisation du pays. Au capitaine Traoré président du MPSR et nouveau chef de l’Etat, que certains de ceux qui ont joué d’activisme avec des plans cachés espéraient récupérer à des fins tout aussi funestes, nous disons choukran bezef.
Merci beaucoup d’avoir refusé que l’on hisse comme à l’accoutumée, Damiba président déchu au tableau des impérissables ennemis de la nation, que l’on submerge ou abâtardisse, le MPSR et plus grave que l’on brise l’unité de l’armée au moment où sa cohésion se révèle un impératif catégorique à tout patriote responsable.
L’UNDD rend hommage au peuple qui dans sa raison d’obtenir de justes mesures de rectifications, aux lenteurs et déviations dans l’exercice du pouvoir depuis le 24 janvier 2022, s’est constitué en bouclier des futurs autorités, mais en gardant heureusement le sens de la mesure et de la distance par rapport aux instrumentalisations des populistes et revanchards embusqués, au complot, et surtout aux cruelles violences et mégardes du passé. Merci donc à tous ces patriotes qui ont su réfréner les appels aux actes de vandalisme, de destruction et profanation de nos valeurs sacrées permettant ainsi aux nouvelles autorités d’être en mesure de reprendre (sans une aggravation notable du déficit d’agrégation sociale), le cours de la transition expurgée de ses égarements et renforcée par un compromis historique qui atteste au final, du piédestal patriotique du MPSR et quoi qu’on en dise de l’indivisibilité de l’armée.
Je ne voudrais pas aller plus loin sans remercier également tous ceux qui voyant la barque nationale tanguant et menaçant de chavirer dans l’horreur de la guerre entre amis, entre frères d’armes nous ont encouragé à garder notre ligne de combat adossée au seul salut de la nation. Nous leur promettons ici en retour, d’être encore plus rivés aux idéaux et engagements qui nous caractérisent depuis des décennies. Nous leur assurons la même constance dans notre appui au MPSR qui ne dérive pas de calculs opportunistes, et d’une incontinence dans la jouissance à tout prix du pouvoir, mais de principes qui ont préexisté à la naissance même du MPSR et qui se retrouvent comme dans ses gènes. L’appel à la transition, à la Réconciliation , à la Refondation, à la Restauration, à la diversification des partenaires militaires, à la mobilisation transafricaine contre la recolonisation par le partage du monde en zone d’exclusivité néo -coloniale …sont au nombre des points sur lesquels nous avons exprimé des positions pionnières, qui ressortent pour la plus part dans les thèmes de références et d’actions du MPSR. Celui ci n’ayant donc pas changé son identité ni abjuré ses principes, l’UNDD ne saurait lui marchander son soutien, car ce serait pour le parti se trahir lui même en y allant de crachats sur son histoire. Nous voulons au contraire implorer la jeunesse mise ici au grand défi de l’assumation avisé du pouvoir, de savoir prendre ses responsabilités, d’œuvrer à empêcher que les choses allant, l’Etat ne soit finalement considéré, que comme une corne d’abondance que l’on conquiert par des coups d’État électoraux ou militaires.
L’UNDD incite ardemment les nouvelles autorités à mieux défendre la transition en la préservant de toute inféodation, et à plus que jamais élever au rang des priorités après la sécurité, les retrouvailles nationales ( retour des exilés, libération des détenus politiques militaires et civils, reprise des radiés ). L’urgence dictant ses lois elles devraient prioritairement se consacrer à l’armée. A la cicatrisation de ses propres blessures, au colmatage de ses fissures pour une parfaite étanchéisation contre ses endémiques infiltrations périlleuses pour la nation. En effet une armée ouverte aux quatre vents, en bataille contre elle même, ne peut que faire piètre figure devant un ennemi de surcroît sans balises morales et juridiques comme celui terroriste, qui nous décime. Nous leur recommandons quand à la manie de fixer des délais notamment pour des prouesses militaires dans l’abstraction des réalités, de laisser plutôt la parole au terrain et à l’effectivité des actions conquérantes durables et irréversibles. Le parti réitère ses appels à la mobilisation générale et à la prise en compte de l’état de guerre que nous subissons, dans la gouvernance. Les instruments de la transition, les faits et gestes de la vie nationale devraient refléter en permanence cette réalité exceptionnelle et promouvoir par la «gouvernance d’exception», et non par l’obsession incongrue de sa normalisation constitutionnelle, des réponses adaptées à la ravageuse guerre asymétrique terroriste que nous subissons.
Vous le voyez les préoccupations et positionnements ne sont pas du tout les mêmes. Il y’a le camp de ceux qui manœuvrent à mort uniquement aux fins de récupérations, pour trouver le joint qui balise vite le retour aux bombances d’une démocratie électorale bidouillée au botte des puissances exploiteuses, et il y’a celui de ceux dont nous avons toujours été, qui exhorte en ce moment (comme hier le Lt-colonel Damiba, le capitaine Traoré et les nouvelles autorités à assumer pleinement leur pouvoir. Un pouvoir acquis par la force des armes et non des urnes, dont ils devraient pourvoir à l’aménageant par une gouvernance de guerre sans faux semblants, sans ces intrusions intempestives, qui ne pourront qu’exacerber la vie nationale et compromettre la quête de l’essentiel à savoir ressouder l’armée et la nation pour vaincre l’ennemi. Mesdames et messieurs les journalistes;
Chers invités; Chers camarades Je vous renouvelle mes remerciements pour avoir accepté de participer à cette causerie de presse et me déclare maintenant prêt à répondre à vos questions.
Vive le MPSR
Vive la transition vive l’armée nationale accordée
Vive l’union sacrée
Vive le Burkina Faso remembré et réconcilié
Président de l’UNDD












