‘@Informateur.info- Le décès dans la nuit du vendredi à samedi dernier de Minata Guelwaré, militante du CDP en détention à la Maison d’Arrêt et Correction de l’Armée (MACA) dans le cadre du procès du putsch manqué de septembre 2015 a fait réagir la classe politique burkinabè. «Aminata Guelwaré aurait pu vivre encore et faire avancer la lutte pour le progrès et la justice sociale. La surdité d’un système déshumanisé par le pouvoir du MPP et de ses alliés, lui a valu une fin tragique», a accusé le CDP dans un communiqué publié samedi. «En attendant l’autopsie pour connaitre les causes réelles de ce décès, le CDP interpelle le Gouvernement à diligenter une enquête pour situer l’opinion nationale et internationale sur la situation dramatique de Aminata Guelwaré», poursuit le communiqué.
De son côté le chef de file de l’opposition politique réclame lui aussi justice pour la défunte. «Il est connu de tous que dame Guelwaré était souffrante et a demandé en vain la permission pour se faire soigner convenablement. Il faut donc que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de cette mort, et que les responsabilités soient situées», a réagi Zéphirin Diabré, dans un post.
Tout comme le chef de file de l’opposition politique, Ablassé Ouédraogo, président du Faso Autrement et candidat à la présidentielle du 22 novembre prochain exige lui-aussi que la lumière soit faite sur les circonstances de la mort de Minata.
«Nous demandons que toute la lumière soit faite autour des circonstances qui ont conduit à la disparition de madame Guelwaré, ce samedi 03 octobre 2020, que les responsabilités soient situées et que justice lui soit rendue», a exigé dans une déclaration, Ablassé Ouédraogo. Rappelant que «Tout comme pour le journaliste Adama Ouédraogo Damiss, il est connu de tous que madame Guelwaré, souffrante, a demandé en vain une liberté provisoire pour pouvoir recevoir les soins appropriés».
Faut-il le rappeler, Minata Guelwaré était condamnée à dix ans de prison pour complicité dans le cadre du procès du putsch manqué de septembre 2015 et purgeait sa peine depuis 2 ans.
Alfred SIRIMA












