‘@Informateur.info- Le Premier ministre Christophe Dabiré était face aux députés pour décliner la feuille de route de son gouvernement dans le cadre de la déclaration de politique générale qui s’articule autour de quatre axes dont le premier est la consolidation de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et la promotion de la réconciliation nationale.
Pour le Premier ministre, Chef du gouvernement, Christophe Dabiré, l’évolution du contexte du pays exige de mettre en priorité cet axe. Ainsi, dans le souci de poursuivre la construction et la préservation de la sécurité et de la paix durement éprouvées par le phénomène du terrorisme, des actions majeures sont à amener.
Il s’agit, selon le chef du gouvernement burkinabé, de « la consolidation des acquis engrangés grâce à l’opérationnalisation de la loi de programmation militaire 2018-2022, l’amélioration de la contribution des volontaires pour la défense de la patrie à travers un meilleur encadrement, la poursuite de la coopération sous-régionale et internationale dans le cadre du G5 Sahel, le renforcement des capacités d’intervention des forces de sécurité intérieure en vue de contrer le développement de la criminalité transfrontalière, du grand banditisme et de la criminalité rampante dans nos villes et campagnes ainsi que la restauration du climat de confiance entre les Forces de défense et de sécurité et les populations civiles, par l’intensification d’actions civilo-militaires pour renforcer les liens Armée-Nation » a-t-il cité.
En outre, a-t-il poursuivi, l’adoption prochaine par le gouvernement, de la Politique et de la Stratégie de Sécurité Nationale, ainsi que l’accélération de l’élaboration des stratégies sectorielles qui en découlent, « favoriseront le déploiement d’une réponse holistique dans la prise en charge des défis sécuritaires ». Autant d’actions qui s’inscrivent dans la continuité des politiques initiées et mises en œuvre par les gouvernements, depuis 2016, et qui ont permis d’éviter le chaos au Burkina Faso, a précisé M. Dabiré.
Toutefois, au-delà de la quête de la stabilité du pays sur le plan sécuritaire, « la justice et les droits humains, le dialogue politique et social, la réconciliation nationale et la cohésion sociale constituent également des préoccupations majeures de mon Gouvernement », a ajouté le Premier ministre, pour qui « la justice est un pilier fondamental de l’Etat de droit et de la construction durable d’une société de paix. Je considère donc le renforcement de l’institution judiciaire comme une priorité », a insisté Christophe Dabiré.
« A ce titre, mon Gouvernement poursuivra son appui aux juridictions pour leur donner les capacités de vider les dossiers, notamment ceux emblématiques, qui continuent de ternir l’image de notre justice », a indiqué le Premier ministre Dabiré dont le gouvernement entreprendra également « les réformes utiles pour accélérer l’opérationnalisation du pacte pour le renouveau de la justice, adopté en 2015 », dans l’objectif ultime de « rendre la justice plus performante et accessible ».
Concernant la réconciliation nationale, Christophe Dabiré a estimé qu’elle « constitue un enjeu majeur pour mon gouvernement. C’est l’ampleur de ce défi qui a commandé la nomination d’un ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso et qui en a la charge », a-t-il rappelé.
« Une des actions phares pour relever ce défi est de réussir l’organisation du forum de réconciliation nationale annoncé par le Président du Faso, en s’appuyant sur les résultats fort appréciables déjà engrangés par le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale », a dévoilé M. Dabiré, par la convocation de « toutes les forces vives de la nation pour poser les jalons d’un nouveau départ pour notre pays en matière de consolidation d’un Etat de droit et de démocratie qui garantit les libertés de chacun et la paix pour toute la communauté », a encore réitéré le Premier ministre.
Au total pour lui, les bases du nouveau pacte social et républicain qui seront créées à l’occasion du forum national sur la réconciliation devront être consolidées par un dialogue politique et social fécond.
Tout en félicitant l’ensemble des acteurs pour les succès enregistrés lors des élections présidentielle et législatives du 22 novembre 2020, « mon Gouvernement entend parachever le processus électoral en cours, en veillant à organiser dans les conditions optimales, les élections municipales et le référendum constitutionnel », a rassuré Christophe Dabiré.
En tout état de cause, a-t-il souligné, dans le souci de consolider la justice sociale et l’équité, « le gouvernement poursuivra les réformes majeures initiées, en privilégiant le dialogue comme mode de règlement des conflits collectifs ».
Alfred SIRIMA












