@Informateur- L’adresse du Lieutenant-colonel Paul Henri Damiba, suscite des réactions au sein de la Diaspora Burkinabè. La Communauté d’origine burkinabé en Côte d’Ivoire (COBCI) qui dit avoir suivi avec «intérêt» le discours du nouveau chef de l’Etat burkinabè, estime que les perspectives sont bonnes si chacun joue pleinement sa partition.
«Nous connaissons tous la situation dans laquelle se trouve le pays avec plus de 1.500.000 déplacés et plus de 2500 morts en seulement quelques années. Cela a donné un bon prétexte pour l’armée de s’inviter au-devant de la scène. En d’autres circonstance, nous aurions trouvé à redire voire à condamner. Mais il s’agit ici de sauvegarder les acquis et de restaurer une sécurité qui nous fait beaucoup défaut depuis des années. Il n’y a pas, à notre sens, meilleurs artisans de cette restauration que l’armée. C’est pourquoi nous devrons les soutenir parce que c’est notre dernier rempart contre le terrorisme», a réagi Mamadou Traoré. Ajoutant «qu’on n’a pas d’autres choix que de soutenir les nouvelles autorités».
Toutefois, le président de la Communauté d’origine burkinabè en Côte d’Ivoire (COBCI) prend au mot le nouvel homme fort de Ouagadougou sur les consultations des forces vives. «J’espère que les consultations des forces vives annoncées par le chef de l’Etat seront vraiment inclusives comme il l’a promis. Je pense que la contribution de la Diaspora burkinabè n’est pas à négliger dans le processus de restauration du pays mais aussi de la réconciliation nationale», estime t-il.
Tout en appelant la Cedeao qui a commencé à se saisir du dossier burkinabè à éviter de sanctionner le pays, Mamadou Traoré prône le dialogue et la concertation en vue d’un calendrier clair de retour à l’ordre constitutionnel.
Alfred SIRIMA












