‘@informateur- Au moins 50 civils ont péri dans une attaque contre le village de Seytenga (Province rurale de Seno), au nord du Burkina Faso, dans la nuit de samedi 11juin à dimanche 12 juin 2022, annonce le gouvernement burkinabè.
« Jusque là, 50 corps ont été retrouvés par l’armée. Peut-être que le bilan est plus lourd. Des parents sont revenus à Seytenga et ont peut-être emporté des corps de leurs proches », a déclaré, ce lundi 13 juin, le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Lionel Bilgo, Porte-parole du gouvernement, dressant un bilan provisoire, car « les recherches se poursuivaient », a-t-il ajouté.
Pour rappel, la localité de Seytenga avait déjà été endeuillée jeudi par une attaque jihadiste au cours de laquelle onze gendarmes avaient été tués. L’armée burkinabè avait annoncé avoir tué une quarantaine de jihadistes à la suite de cette attaque.
L’attaque de samedi est l’une des plus meurtrières depuis la prise de pouvoir du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba dans un coup d’État le 24 janvier, en renversant le président Roch Marc Christian Kaboré accusé d’être inefficace contre l’insécurité.
Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d’attaques jihadistes perpétrées par des mouvements affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique qui ont fait plus de 2.000 morts et 1,9 million de déplacés.
Alfred SIRIMA












