@informateur.info- Samedi, le gouvernement ivoirien annonçait, dans un communiqué, signé du ministre de la santé et de l’hygiène publique, Pierre Dimba, la détection d’un cas positif de maladie à virus Ebola après examen d’un échantillon prélevé aux urgences médicales du CHU de Cocody sur une jeune fille guinéenne de 18 ans.
Seulement, voilà. Le gouvernement ajoute, à la stupéfaction générale, que cette patiente a quitté Labé, en territoire guinéen, pour atteindre la Côte d’Ivoire jusqu’à Abidjan par voie terrestre. Ce qui signifie que la patiente accueillie au CHU de Cocody le 13 août dernier, a parcouru, sans gêne ni contrôle, les 1550 km qui séparent sa ville de départ (Labé) et la capitale ivoirienne.
Pourtant, depuis plus d’un an, les frontières terrestres ivoiriennes sont fermées pour cause de la pandémie à coronavirus (Covid-19). Est-ce à dire que le dispositif de sécurité sanitaire mis en place par le gouvernement ne fonctionne plus? Sinon, comment expliquer qu’une telle patiente, porteuse d’un virus mortel, puisse franchir la frontière pour se retrouver en Côte d’Ivoire?
Qu’en est-il de ses co-passagers dans le car avec lesquels la jeune fille malade aurait eu un contact? Et sa famille d’accueil à Abidjan ? Ne nous voilons pas la face, le virus Ebola est bien à nos portes. Par la faute d’individus (forces de l’ordre, agents sanitaires, passeurs….) véreux qui ouvrent les frontières contre des espèces sonnantes et trébuchantes pour enfreindre la loi.
Par leur inconscience, le pays est exposé à la fièvre Ebola dont la virulence a causé des milliers de victimes en Guinée, en Sierra Leone… Si les autorités sanitaires ont rassuré que le pays dispose d’une quantité suffisante de vaccin contre le virus Ebola, il n’en demeure pas moins que la porosité des frontières ivoiriennes reste un danger permanent pour les populations.
Le gouvernement doit réagir face aux frontières nationales devenues de véritables passoires avant qu’il ne soit trop tard.
Charlène ADJOVI












