‘@Informateur.info- Dans une adresse à « la communauté nationale et internationale », l’ancien Ministre de la sécurité intérieure, Martin Bléou, annonce que sa vie est en danger. Selon la missive, il revient à l’ancien premier flic ivoirien, de façon « récurrente et convergente, de plusieurs sources », que « la décision a été prise de m’éliminer physiquement, soit par empoisonnement, soit en provoquant un accident de la circulation, soit encore à l’arme à feu », alerte Martin Bléou, par ailleurs, Président d’honneur de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO).
« Les raisons invoquées au soutien d’un tel projet tiennent au fait que j’ai osé restituer la vérité du droit relativement à la question de la limitation du nombre de mandats présidentiels », révèle-t-il.
Or, explique le Professeur agrégé de Droit public et de science politique, « le principe de la limitation ne procède pas de moi ; il existe, de façon continue depuis 2000, en tant que consacré par la Constitution du 1er août 2000, il a été reconduit par la Constitution du 08 novembre 2016 ».
Pr Martin Bléou prend, donc, à témoin la communauté nationale et internationale pour avoir, selon lui, osé « s’exprimer librement en sa qualité de citoyen et de juriste ».
Pour rappel, le 15 août dernier, dans une libre contribution, Martin Bléou, éminent constitutionnaliste, avait soutenu que « le principe de limitation des mandats présidentiels à 2 n’avait pas été abrogé par la Constitution de 2016 ».
Par conséquent, le chef de l’État Alassane Ouattara n’est pas éligible à l’élection présidentielle d’octobre 2020. « C’est dire que c’est en vain que l’on tente d’anesthésier les consciences en leur inoculant du faux », avait conclu Martin Bléou, Professeur titulaire des Universités.
Geneviève MADINA











