@informateur- C’est la réponse du berger à la bergère. En réaction à la déclaration conjointe du PDCI-RDA et du PPA-CI qui se sont insurgés, mercredi, contre la récente conférence de presse du Procureur de la République du 27 décembre, le RHDP (parti au pouvoir), a estimé, jeudi, que ces deux partis d’opposition se livrrent à un procès d’intention à la fois désobligeant et outrageant à l’égard du Président Alassane Ouattara, qu’ils accusent de manœuvrer pour torpiller le Dialogue politique dont il est l’initiateur pour consolider la paix et la réconciliation nationale.
Par la voix de son porte-parole principal, le ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani qui était face à la presse, ce jeudi après-midi, le RHDP a marqué sa surprise face « aux accusations d’une légèreté déconcertante et aux analyses erronées contenues » dans la déclaration du PDCI-RDA et du PPA-Ci, rapelant que « le dialogue politique engagé par le Président de la République et conduit par les Premiers ministres successifs, à commencer par feu Amadou Gon Coulibaly, poursuivi par Feu Hamed Bakayoko, est à sa cinquième (5ème) phase avec le Premier Ministre Patrick Achi ».
Et le ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani de rappeler les acquis et les décisions qui ont résulté des quatre premières phases, notamment, « le dégel des avoirs, la libération des prisonniers, le retour des exilés, l’amnistie, l’indemnisation des victimes des crises successives, la réinsertion des ex-exilés dans l’administration, les rencontres de haut niveau entre les Présidents Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ; Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo; Alassane Ouattara et Affi N’guessan.. », a-t-il énuméré.
« Le RHDP fait observer que ces quatre phases du dialogue politique ont favorisé le retour de la confiance entre les principaux acteurs de la classe politique, entre les acteurs de la société civile, ainsi qu’entre ces derniers et le Gouvernement. En outre, elles ont permis de renouer le fil de la fraternité et de favoriser la cohésion sociale », a expliqué M. Adjoumani soulihnant que « la cinquième phase devrait contribuer à consolider ces acquis ».
Pour le RHDP, « les enquêtes visant à faire la lumière sur les violences meurtrières survenues lors des élections présidentielles du 30 octobre 2020 étaient déjà en cours, bien longtemps, avant la reprise du dialogue politique », a révélé le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du Développement rural.
A cet égard, « le dialogue politique ne saurait être une entrave au fonctionnement normal de la justice, car, ce que le PDCI-RDA et le PPA-CI qualifient de « graves accusations assorties de menaces de poursuites judiciaires, contre des dirigeants des partis de l’opposition », s’inscrit dans le cadre de procédures régulièrement engagées par les autorités judiciaires compétentes », a-t-il martelé.
Au total, « le RHDP dénonce avec force les insinuations malveillantes et les dérives d’une coalition funeste qui manœuvre inlassablement contre la vérité et l’œuvre de justice » et rappelle que « la justice n’est pas l’antithèse de la paix et du dialogue, que la poursuite du processus judiciaire doit se faire parallèlement au Dialogue politique en cours », a dit le Porte-parole du RHDP selon qui « le dialogue et la consolidation de la paix restent des priorités pour le Président de la République qui ne ménage aucun effort pour l’heureux aboutissement du processus », a-t-ilconclu.
Geneviève MADINA












