Informateur.info- La scène était frustrante, à la limite humiliante. De nombreux leaders de la communauté burkinabè qui se sont déplacés dans l’intention de prendre part à la rencontre prévue, ce samedi 29 octobre, avec le nouvel ambassadeur, son Excellence Mahamadou Zongo n’ont pas pu avoir accès au Consulat Général d’Abidjan. C’est qu’à 10 h 00, les vigiles ont hermétiquement fermé les portails d’entrée à l’institution. Exécutant ainsi une consigne des autorités consulaires qui n’ont pas voulu admettre des retardataires à cette rencontre ; étant donné que l’invitation était fixée pour 10 heures. Du coup tous ceux qui sont venus après 10 heures sont repartis des lieux après avoir constaté que les retardataires qui les ont précédés étaient attroupés devant le portail. Au nombre de ces leaders, on notait la présence du Cheick Abdoul Aziz Sarba, El Hadj Kindo Issaka, le porte-parole de la communauté lors des visites des autorités du Faso en Côte d’Ivoire.
- Sentiment de frustration
Dans ce même lot figuraient le représentant du CDP-CI, l’homme d’affaires Dramane Sawadogo, le représentant de l’UNDD-CI, Dominique Gnissi, Pograwa Moumouni, président du N23, Hamed Sawadogo, 2é vice-président du Camjbci. Et il n’y avait pas que des leaders associatifs ou communautaires. Car même le représentant de la chambre du Commerce et de l’industrie du Burkina en Côte d’Ivoire, Tou Seydou et le représentant du Conseil Burkinabè des chargeurs (CBC), Moussa Ouédraogo ont subi le même sort.
En tout état de cause, si les autorités consulaires ont voulu mettre un point d’honneur au respect de l’heure, elles ne se seraient pas prises autrement. Mais dans le camp des retardataires, on n’a pas manqué de relever qu’en matière de rigueur horaire ces mêmes autorités ne sont pas des modèles en la matière. «Les autorités elles-mêmes n’ont jamais respecté l’heure d’une réunion ici. Elles auraient pu nous prévenir de venir à l’heure. ç’aurait été plus respectueux de leur part dans la mesure où nous subissons tous les jours ici des retards dus de leur fait », ont murmuré certains. Quand d’autres promettaient de ne plus se faire «humilier» de la sorte.
Cependant à l’intérieur, la rencontre entre le nouvel ambassadeur Mahamadou Zongo et les responsables communautaires arrivés avant l’heure a pu se tenir. Une rencontre fructueuse qui a enregistré la présence du président de la commission électorale nationale indépendante (CNI) Newton Ahmed Barry. Ce dernier, faut-il le rappeler, est en Côte d’Ivoire dans le cadre d’une mission d’observation du scrutin référendaire ivoirien qui aura lieu ce dimanche 30 octobre.
Dalima Dahoué












