Informateur.info- Le Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire (CNBCI) soutient les manifestants dans leur volonté de mettre un terme aux enrôlements de la carte consulaire de la Société Snedai de Adama Bictogo. Dans un communiqué dont nous avons reçu copie, ce dimanche, le président Salogo Mamadou estime que les manifestations contre Snedai sont légitimes parce qu’il s’agit de l’identité de toute une communauté. « Nous avons souffert dans ce pays dans un passé récent lors des contrôles d’identité sur les routes et aux postes frontières. Nous refusons dans une Côte d’Ivoire pacifiée de revivre ces tracasseries humiliantes parce qu’une entreprise comme Snedai ne remplit pas son cahier des charges et nous produit des pièces de mauvaise qualité », y lit-on. Mieux le Conseil national des Burkinabè estime que plusieurs griefs ont été portés contre l’entreprise de Adama Bictogo depuis le début de l’opération d’enrôlement et n’ont jamais été prise en compte. «Snedai a eu suffisamment le temps de rectifier le tir puisque c’est depuis deux ans que les plaintes sont formulées contre sa mauvaise prestation. Malheureusement, rien n’est fait», précise le communiqué. Et d’enfoncer : «Il faut que Snedai laisse la place à une autre société qui pourrait nous proposer mieux. On ne peut pas demander aux gens de payer 7.000 FCFA pour une pièce d’identité de piètre qualité». Tout en encourageant les manifestants et en appelant l’ensemble de la diaspora qui se reconnaît dans ce combat à prendre une part actif dans cette lutte ouverte, le Conseil national des Burkinabè exhorte aussi les autorités diplomatiques burkinabè à être dans un rôle de facilitateurs plutôt que d’obstacles. « Les autorités consulaires et diplomatiques doivent être du côté de la diaspora pour exiger la fin de l’arnaque de Snedai. S’ils se mettent dans une posture contraire par complicité nous seront obligés d’exiger également et sans état d’âme leur départ d’Abidjan. Nous n’admettront plus jamais que des fonctionnaires de passage viennent jouer les « Naaba » alors qu’ils ne sont à mesurer de régler le moindre de nos problèmes. Ce temps-là est révolu»,a prévenu Salogo Mamadou. Toutefois, Salogo Mamadou, rappelle aux manifestants que cette lutte doit être pacifique. Sans casse.
Jean François Fall
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