Informateur.info- Dans une déclaration qui nous est parvenue, le Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire se réjouit de l’abrogation du décret de nomination de l’ex-Premier ministre de la transition au poste d’Ambassadeur aux Etats-Unis et exhorte les autorités à faire toute la lumière sur les affaires de parcelles dans lesquelles il est cité.
DECLARATION DU CNBCI
Suites aux dernières actualités politiques au Burkina Faso
Le Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire (CNBCI) a suivi avec un grand intérêt les dernières évolutions de l’actualité au Burkina Faso, objet de la présente déclaration. Après analyse, le Conseil voudrait se prononcer sur trois sujets majeurs qui retiennent particulièrement son attention. Il s’agit :
Primo: De la décision d’annulation de la nomination de M. Yacouba Isaac Zida comme Ambassadeur plénipotentiaire du Burkina Faso aux Etats-Unis au cours du dernier conseil des ministres. Le CNBCI se réjouit de cette décision du président Roch Marc Christian Kaboré et l’en félicite surtout pour sa portée. C’est que cette décision participe de la bonne gouvernance et d’une politique diplomatique saine et apaisée.
Le CNBCI voudrait rappeler à toutes fins utiles que dans le cadre de la gestion des écoutes téléphoniques, nous avons dû traiter l’ex-Premier ministre Yacouba Isaac Zida «d’immature politique et diplomatique» quand ce dernier, faisant fi de la séparation des pouvoirs, affirmait dans une radio locale que ces écoutes étaient authentiques. Aujourd’hui, les faits nous donnent raison et prouvent que cet officier supérieur de l’armée burkinabè n’est pas un homme honnête.
Secundo: La presse burkinabè a révélé et relayé ces dernières semaines avec force détail des lots de parcelles que l’ex-premier ministre, son épouse et certains membres du gouvernement de la transition ont acquis de manière malhonnête. Le Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire souhaite que toute la lumière soit faite sur ces affaires qui ne constituent pas moins, si les faits sont avérés, une injure au peuple burkinabè.
Tertio: Le Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire exhorte les nouvelles autorités burkinabè à traiter avec diligence l’ensemble des dossiers judiciaires pendant devant le tribunal militaire et civil. Ce, pour éviter qu’ils ne deviennent une chape de plomb et une source d’instabilité pour le pays. Les Burkinabè ont hâte de renouer avec la croissance économique, le développement et la stabilité que le régime Compaoré, au-delà de tout ce qui lui était reproché, a su garantir au pays des hommes intègres.
Fait à Abidjan le 18 mars 2016
Le Président
Salogo Mamadou




