Recevant le député Kouadio Konan Bertin (KKB), venu lui rendre une visite à son domicile, le ministre Lida Kouassi a tenu des propos, qui ont fait le tour des réseaux sociaux et interprétés de diverses manières.
Dézingué et traité de tous les noms, suite à ses propos relatifs aux élus de la nation, et surtout envers les représentants du peuple à l’Assemblée nationale, Lida Kouassi se dit conscient des mots lâchés et ne rien regretter, et cela, «que les gens soient contents ou pas, moi Lida Kouassi, j’assume les propos tenus», a-t-il affirmé. Et de soutenir ses dires par ces explications : Abidjan est une ville cosmopolite, donc je n’ai pas de problèmes qu’un Dioula soit maire à Yopougon à Adjamé ou à Port-Bouët. Je salue déjà même que le gouvernorat d’Abidjan soit confié aux Ebrié.
Se voulant plus explicite, l’ancien ministre en charge de la défense, sous le régime de Gbagbo, dira que ses propos ne concernaient pas les postes municipaux. À Lakota chez moi-même, c’est un métis qui n’est pas Dida mais qui est maire. Cela n’est pas un problème pour moi. Et d’insister. Les propos que j’ai tenus parlent des sièges à l’Assemblée nationale. En sciences politiques, l’assemblée nationale, c’est la représentation nationale.
Les représentants de l’assemblée nationale sont effectivement les représentants des peuples vivant en Côte d’Ivoire. Ce que j’ai voulu faire ressortir, c’est que le Rassemblement des républicains (RDR) est un parti communautariste et confessionnel. Pourquoi pour les législatives à Agboville, le RDR ne trouve pas un Abbey mais qui est de leur parti ? Pourquoi à Lakota, le RDR ne trouve pas un Dida mais de leur parti ?
Pour l’ancien prisonnier politique, il s’agit simplement de trouver un natif de cette région, pour représenter le parti qui présenterait un candidat aux législatives. «Aussi longtemps que Bictogo réside à Agboville, il ne deviendra jamais Abbey. Le RDR n’est pas un parti national mais communautaire. Les propos, je les assume et je persiste, puis signe», a-t-il martelé.
Pour ce cadre du Front populaire ivoirien (FPI), il serait «bienséant» que les représentants des villes et régions à l’Assemblée nationale soient originaires de ces villes. C’est un principe que je soutiens et si j’étais ministre de l’intérieur actuellement je lutterai pour faire passer une loi dans ce sens a-t-il regretté. Avant de faire comprendre que Le député porte la voix de son peuple.
«Avez-vous déjà vu un Séry député au Nord ? Revenons à la réalité. Je signe mes propos», s’est voulu catégorique Lida Kouassi.
Yannick Kobo












