@Informateur.info- La moisson risque d’être bien maigre pour la Mission Consulaire qui séjourne depuis le mardi 23 avril dernier sur les bords de la lagune ébrié et dont l’objectif consiste à établir à la diaspora burkinabè des cartes nationales d’identité burkinabè et des passeports ordinaire. En cause, la difficulté qu’éprouve un grand nombre de candidats à ces documents, consacrés par le code électoral burkinabè comme les seules pièces de vote pour la présidentielle de 2020, pour justifier d’un certificat de nationalité.
En effet, si cette Mission Consulaire a voulu réunir les conditions de son échec (Manque d’engouement), elle ne s’y serait pas prise autrement. Puisqu’il aurait fallu qu’elle intègre dans son équipe des magistrats qui allaient s’occuper du volet de la délivrance sur place des certificats de nationalité. Ce qui aurait eu le mérite d’être une véritable Mission Consulaire, soucieuse de rapprocher l’administration des administrés. Mais au lieu de cela, l’on assiste à une formule standard où l’on demande au requérant de fournir un document qu’il n’a pas la possibilité de se faire établir en Côte d’Ivoire, lieu où il réside.
Donc par défaut de ce certificat de nationalité, aucun burkinabè né en Côte d’Ivoire ne peut prétendre à la carte nationale d’identité burkinabè encore moins au passeport ordinaire. Seuls ceux qui en disposaient peuvent prétendre à un renouvellement. Subséquemment, c’est peu de dire que cette Mission Consulaire vient une fois de plus fournir par la preuve le caractère discriminatoire entretenu par l’Etat burkinabè vis-à-vis de ses citoyens. Qu’on en juge par les faits!
Jean François Fall












