@Informateur.info- Prévue pour démarrer à partir du mardi 23 avril prochain, et ce jusqu’au 13 mai 2019, la mission consulaire qui doit procéder sur place à l’établissement des cartes nationales d’identité burkinabè et des passeports ordinaires suscite quelques réactions de la part de la société civile burkinabè en Côte d’Ivoire et de l’opposition politique.
Si la Représentation Consulaire d’Abidjan, en plus d’une réunion tenue mercredi dernier avec la communauté, a trouvé des relais sur facebook pour répandre l’information, c’est justement par ce même canal que quelques leaders de la communauté émettent leurs réserves. Le premier à réagir, ce samedi 20 avril sur sa page facebook, est Dominique Gnissi, Représentant de l’UNDD/Côte d’Ivoire. «Les élections burkinabè sont menacées», écrit-il. Et de se justifier : «Pour obtenir la CNIB, les burkinabè nés à l’étranger doivent fournir un certificat de nationalité. Les concernés sont d’accord, mais comment obtenir cette pièce depuis l’étranger ? Impossible. Il faut se rendre au Faso. Pour s’inscrire sur la liste électorale, il faut obligatoirement avoir la CNIB». En tout état de cause, le représentant du parti de Me Hermann Yaméogo en Côte d’Ivoire annonce que la résistance se prépare et qu’elle aura bel et bien lieu.
Quelques heures après cette publication, le président de l’Association des Sans Voix, connu pour ses critiques par trop acerbes vis-à-vis des autorités Consulaires et diplomatiques enfonce la porte déjà ouverte. «Le parti au pouvoir, le MPP veut nous parachuter des agents du Burkina Faso pour nous gruger. Le gouvernement burkinabè a eu le tour de passe-passe pour engranger un bon pactole sur le dos de la diaspora», écrit Daouda Kaboré sur sa page facebook. Estimant que ce que la diaspora subit est un vol déguisé. C’est pourquoi, d’ailleurs, il appelle «à la protestation contre ce qu’il considère comme une «infamie». «Nous prévenons que le séjour de ces agents sera mouvementé», a-t-il conclu.
Yannick KOBO












