‘@Ongormateur.info- Pr Joseph Bénié Bi Vroh, Directeur général de l’Institut National d’Hygiène Publique (INHP) a annoncé, jeudi, dans un point presse dans l’enceinte de l’institut, la fin des épisodes épidémiques conjoints de dengue et de fièvre jaune dans le District autonome d’Adjan.
Faisant le bilan de six mois de gestion de ce double épisode épidémique, caractérisé par la mise en place d’une surveillance renforcée au plan épidémiologique et microbiologique, Pr Joseph Bénié Bi Vroh a indiqué qu’au 15 septembre 2019, il a été « dénombré 210 cas de fièvre jaune et 289 cas de dengue avec 2 décès ».
« Du 15 septembre au 10 novembre 2019, soit après 8 semaines de surveillance aucun cas confirmé de ces deux maladies n’a été signalé », a-t-il souligné, faisant remarquer que « la norme en la matière, recommandée par l’OMS est de 3 semaines de surveillance sans aucun cas ».
Fort de ce constat et au nom du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, « nous déclarons ce jour 14 novembre 2019, la fin des épisodes épidémiques conjoints de dengue et de fièvre jaune » dans le District d’Abidjan, a dit Pr Bénié Bi Vroh.
Cependant, les épidémies étant des événements cycliques et récurrents, « la déclaration de la fin de ces épisodes ne doit en aucun cas être perçue comme l’absence de risques qui conduiraient à l’abandon de bonnes pratiques ou au retour de mauvaises pratiques qui favorisent la prolifération des moustiques dans notre cadre de vie », a-t-il rappelé.
A cet effet, le ministère de la santé recommande aux populations la poursuite des mesures déjà initiées notamment: vider les retenues d’eau après chaque pluie, assécher les flaques d’eaux, bien fermer les récipients de stockage d’eau se débarrasser des objets usagers qui favorisent la présence et la reproduction du moustique, changer tous les deux jours l’eau des pots de fleur…
« Le respect et la mise en œuvre de ces mesures devraient permettre d’éviter ou de limiter l’éclosion de nouvelles épidémies dues aux moustiques du genre Aedes, vecteur de ces maladies », a conclu le Directeur général de l’INHP.
Geneviève MADINA












