Appelé à la barre ce mardi 3 juillet 2018, quatrième jour de l’interrogation des accusés, dans le procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015, l’adjudant Jean Florent Nion a indexé frontalement le général Gilbert Diendéré , comme commanditaire principal de ce coup de force avorté.«C’est le général Gilbert Diendéré qui a instruit de faire un coup d’Etat», a martelé à maintes reprises l’adjudant Jean Florent, sous-officier de l’ex-régiment de sécurité présidentielle, avant d’expliquer dans les moindres détails, le déroulement de l’opération de prise en otage des membres du gouvernement.
A en croire l’adjudant Jean Florent Nion, il ne saurait donner les raisons de ce putsch, car c’est plus tard, sur les antennes de la télévision publique qu’il s’aperçoit de la mise en place du Conseil national pour la démocratie, et de tenter de se dédouaner en ces termes : «J’étais au mauvais endroit au mauvais moment, donc je n’avais pas d’autre choix», a-t-il admis.
Pour rappel, le procès du putsch manqué s’est ouvert avec sur le banc des accusés, 84 personnes dont les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, soupçonnés d’être les cerveaux du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, qui avait fait 14 morts et 251 blessés, selon un bilan officiel.
Yannick Kobo












