L’organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi dernier à Yamoussoukro au cours d’un atelier d’appropriation de directives nationales que la Côte d’Ivoire enregistre chaque année, 22.OOO cas de toutes formes de tuberculose. Parmi ces cas, 54% des malades de la tuberculose des jeunes de 15 à 45 ans. Cette maladie, selon la représentante du résidant pays de l’OMS, Dr Barouan, est classée parmi les premières causes de décès dans le monde. 95% concernerait les pays intermédiaires et en voie de développement, a-t-elle indiqué. Toutefois, elle précisera qu’il est apparu clairement que l’amélioration de l’accès aux services de diagnostic et de traitement, bien que donnant des résultats probant et remarquables en Côte d’Ivoire, en termes d’atténuation des souffrances et de déclin des décès, n’avait que très peu d’effet sur les objectifs de réduction du taux d’incidence et d’inflexion de l’épidémie. C’est pourquoi, dira-t-elle, la stratégie pour mettre fin à la tuberculose entend mettre un terme à l’épidémie en s’appuyant sur une approche globale conjuguant à la fois des interventions sanitaires et sociales. Or, l’un des principes fondamentaux de cette stratégie veut que l’éventail des interventions ainsi choisies soit adapté au contexte régional, national et local. C’est dans ce cadre, précisera Dr Tra Gaston, représentant la ministre de la santé et de l’hygiène publique de Côte d’Ivoire, Raymonde Goudou Coffie, à la cérémonie d’ouverture dudit atelier que c’est dans ce cadre que les nouvelles stratégies, directives et interventions sur la lutte antituberculeuse ont été recommandées par l’OMS. Notre pays a inscrit dans son programme de lutte, « zéro décès, aucune maladie ni souffrance due à la tuberculose. » A indiqué le représentant de Mme la ministre de la santé.
Il convient de rappeler que les objectifs de cet atelier se décline en cinq point : «Présenter les stratégies de l’OMS ; présenter l’organisation de lutte antituberculeux en Côte d’Ivoire ; faire le point du processus de décentralisation avec la cartographie des services de soins, par district sanitaire ; partager les directives relatives à la prise en charge ; et discuter des défis liés à la mise en œuvre des directives nationales en matière de LAT et de lutte conjointe TB/VIH en proposant des pistes de propositions».
Armand Koffi
Correspondant Régional











