Alors que l’on s’attendait à une réunion de fond, la rencontre entre Eddy Komboigo, président du Congrès pour la démocratie et le progrès (Cdp) et les militants de la section-Côte d’Ivoire s’est inscrit dans un simple registre de prise de contact.
A l’occasion, le premier responsable du Cdp a dit être venu remercier les uns et les autres pour avoir été solidaire avec lui. Il a aussi précisé qu’il était à Abidjan dans le cadre de ses propres affaires, vu qu’il a des investissements dans ce pays. Quant aux activités politiques de la section, il a indiqué à l’auditoire que les choses sérieuses sont pour bientôt. Cependant, il n’a pu s’empêcher de commenter l’actualité en lien au Burkina Faso avec l’avant-projet de la révision du code électorale qui veut que les seuls documents pour s’inscrire sur la liste électorale soit le passeport ou la carte nationale d’identité.
Commentant donc à chaud cet avant-projet, Eddy Komboigo a estimé que le vote de la diaspora en 2020 semble poser un véritable problème au régime de Ouaga. Rappelant au passage que le pouvoir Kaboré avait d’abord envisager le vote avec les seules cartes d’identité nationale avant la trouvaille du passeport. Sachant que tous les burkinabè de l’extérieur ne sont pas détenteurs d’un passeport, cette option réduira considérablement le corps électoral en 2020. Qu’à cela ne tienne, pour Eddy Komboigo rien n’est encore décidé et son parti aura à se prononcer officiellement le moment venu sur cette question.
Cette réunion qui a fait salle comble, faut-il le relever, s’est déroulée au siège de la section Cdp à Abidjan-Treichville.
Dalima Dahoué












