Le système éducatif burkinabè est fortement perturbé ces dernières semaines, par des manifestations des élèves des lycées et collèges du Faso. La cause de ces manifestations, les cours scolaires, qui ne se tiennent pas comme il se doit, depuis le début de la rentrée scolaire 2017-2018. Car les professeurs sont constamment en grève, à cause de la non satisfaction de leur plate forme
revendicative, par le gouvernement burkinabè.
Les enseignants burkinabè demandent entre autres, de meilleures conditions de
vie et surtout un cadre de travail plus agréable, au gouvernement du président
Roch Marc Christian Kaboré. Des négociations ont été entamées entre le
gouvernement et certains syndicats de l’éducation nationale. Des négociations
qui n’ont pu aboutir à grand chose. Tout récemment, le premier ministre du
Faso Paul Kaba Thiéba et les syndicats des enseignants avaient trouvé un accord, en vue de créer un comité capable d’examiner les revendications des enseignants et donner une suite à cette plate forme revendicative. Depuis lors rien ne change et le gouvernement reste silencieux face à ces revendications. Les enseignants ont donc décidé, d’employer la manière forte, en arrêtant les cours dans plusieurs établissements de la capitale burkinabè, Ouagadougou, ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Ces arrêts incessants des cours scolaires, pourraient nuire à l’effectivité de l’année scolaire 2017-2018, en cours, si le gouvernement n’agit pas au plus vite.
Pris au piège dans ce ‘’combat’’ opposant l’Etat burkinabè aux enseignants, les
élèves ont décidé quant à eux, de descendre massivement dans les rues ces
dernières semaines, afin que les cours reprennent le plutôt possible afin de
rattraper les heures déjà perdues. Les plus récentes manifestations ont été
observées ce mercredi 22 novembre 2017, dans la ville de Gaoua et Ouagadougou.
L’Etat burkinabè reste cependant muet face au danger que constitue une année
blanche. Vivement que le gouvernement du Faso ouvre les yeux et prenne en
considération le problème des enseignants, pour la bonne marche du système éducatif burkinabè.
Georges Kouamé
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