L’actualité internationale et celle du Burkina Faso, ont été passées en revue par les dirigeants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), lors d’une conférence de presse tenue mercredi 30 mai 2018, au siège de l’ancien parti au pouvoir.
Principal animateur de cette conférence de presse, Eddie Komboïgo, président du CDP, a indiqué au cours de son allocution que, la situation nationale du Faso devient très préoccupante de jour en jour. Car marquée par des attaques répétées des terroristes au point de faire perdre le contrôle d’une partie du sahel. Il a aussi fait cas des mouvements de grèves des travailleurs et de la morosité de l’économie. Et, «Pour ne rien arranger, 22 provinces sur les 45 que compte le pays sont menacées par la famine», a affirmé le président du CDP, Eddie Komboïgo. Toujours au tour de l’actualité nationale, le CDP s’est projeté sur les élections présidentielles de 2020. Sur ce point, le parti de l’ex-président du Faso Blaise Compaoré, dit tenir à la participation effective aux scrutins, de tous les Burkinabè, quelque soit l’endroit où ils se trouvent. «C’est pourquoi le CDP appelle-t-il les parties à accepter que les Burkinabè de l’étranger puissent voter sur la base de la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB), la carte consulaire et le passeport», a plaidé Eddie Komboïgo.
Il faut noter que les conférenciers sont également revenus sur le 12ème congrès ordinaire de leur parti, tenu les samedi 5 et dimanche 6 mai 2018. Sur ce point, le principal orateur, a rappelé que ce congrès avait pour objectif de faire le point de l’action politique, de procéder à la mise en place des organes exécutifs, mais également de dégager des axes de reformes sur les plans organisationnel, structurel et de la gouvernance du parti.
Par ailleurs, en ce qui concerne l’actualité burkinabè, les conférenciers sont revenus sur les deux projets de loi votés récemment par l’Assemblée nationale du Burkina, portant notamment, d’une part, sur l’autorisation de ratification de la Convention d’entraide judiciaire en matière pénale et, d’autre part, sur l’autorisation de ratification de la Convention d’extradition entre le gouvernement du Burkina et gouvernement de la République française. Selon eux, ces lois ont été votées et taillées aux dimensions de monsieur François Compaoré, frère cadet du fondateur du parti, le président Blaise Compaoré. Car, «Nonobstant les arguments du ministre de la justice, cette loi est la fille de la vengeance, qui creuse davantage le fossé entre les Burkinabè à l’heure où tous les cœurs vaillants aspirent à la réconciliation nationale», a souligné Eddie Komboïgo, tout en expliquant que son parti et lui ne sont pas contre la manifestation de la lumière sur l’affaire Norbert Zongo, journaliste émérite de mémoire, bien au contraire. Il espère par ailleurs que la partie française «saura déceler les-dessous» de cette loi et en prendre acte.
Au titre de l’actualité internationale, le CDP, se dit préoccupé par le problème Israélo-palestinien. Il souhaite d’ailleurs un franc dialogue entre les différentes parties, afin de parvenir à une cohabitation paisible. Le CDP a également félicité l’engagement du président nord coréen, Kim Jong-Un, qui a pris tout récemment l’engagement d’arrêter ses essais nucléaires.
Georges Kouamé













