@informateur.ci- La 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), la COP17, s’est déroulée à Oulan-Bator, en Mongolie, du 17 au 28 août 2026. Placée sous le thème «Restaurer les terres, restaurer l’espoir», cette rencontre internationale appelle les États à renforcer leurs actions face à la dégradation des sols, à la sécheresse et à la désertification.
Cette COP17 intervient dans une année marquée par la tenue des trois grandes conférences des Nations unies consacrées à l’environnement. Après la lutte contre la désertification en Mongolie, les rendez-vous internationaux se poursuivront avec la COP sur la biodiversité en Arménie, puis la COP climat en Turquie.
Dans un contexte international marqué par de fortes tensions géopolitiques, les participants sont invités à préserver la coopération multilatérale et à accélérer la mise en œuvre des engagements en faveur de la restauration des terres.
Les discussions portent notamment sur les réponses internationales à l’aggravation des sécheresses, la gestion durable des terres agricoles et des ressources en eau, ainsi que la promotion d’un pastoralisme durable.
Selon les données avancées dans le cadre de la conférence, la désertification et la dégradation des terres touchent environ 40 % de la superficie terrestre mondiale. Face à cette situation, la restauration des terres apparaît comme une réponse fondée sur la nature aux défis liés au changement climatique, à la perte de biodiversité et à la dégradation des écosystèmes.
La Côte d’Ivoire a profité de cette COP17 pour mettre en lumière un autre facteur majeur de dégradation des terres : l’exploitation minière artisanale et à petite échelle illégale, notamment l’orpaillage clandestin.
Jeudi 27 août, le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a présenté un projet de coalition africaine destinée à lutter contre l’exploitation minière illégale et ses conséquences environnementales. Il a également été désigné par ses pairs africains pour conduire cette initiative.
Pour le ministre ivoirien, l’exploitation minière illégale «dévaste nos terres, empoisonne nos cours d’eau, détruit nos forêts» et menace directement la santé et les moyens de subsistance de millions d’Africains. Il estime que ses conséquences dépassent largement les frontières nationales, notamment en raison de réseaux transnationaux et de la demande mondiale.
Cette coalition entend ainsi renforcer la coopération entre les pays africains, améliorer les mécanismes de lutte contre l’orpaillage clandestin et mieux protéger les terres, les forêts et les ressources en eau.
À Oulan-Bator, les États sont donc appelés à redoubler d’efforts. L’enjeu est particulièrement important pour les pays en développement sans littoral, dont les économies dépendent fortement de l’agriculture, de l’élevage et des ressources naturelles.
Pour ces États, la dégradation des terres, la sécheresse et la désertification constituent des menaces croissantes pour la sécurité alimentaire, la biodiversité et la résilience climatique. Notons que l’Union des Producteurs Agricoles de San-Pedro ( UPAS Coop Ca) a participé à cette conférence sur la désertification.
Djah OPELY











