@informateur.ci- L’Industrielle textile de Côte d’Ivoire (ITCI) devrait reprendre ses activités au début de l’année 2027. L’annonce a été faite par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, dans une publication sur son compte Meta.
Le ministre a rappelé l’engagement pris par son département, il y a environ sept mois, de mettre en œuvre une politique de sauvegarde et de relance de l’industrie textile ivoirienne. Cette ambition commence désormais à se concrétiser avec la prochaine réouverture de l’usine située à Dimbokro.
Selon Kalil Konaté, le futur outil industriel sera doté d’équipements et de chaînes de production ultramodernes. Ceux-ci devront permettre à ITCI de répondre aux besoins d’une clientèle variée, allant des produits standards au segment haut de gamme. L’entreprise ambitionne également de fournir le marché ivoirien ainsi que plusieurs pays de la sous-région.
La relance du site de Dimbokro sera portée par la Société des textiles de Côte d’Ivoire (Sotexi), un groupement d’actionnaires privés ivoiriens. Le repreneur prévoit un investissement d’environ 12 millions d’euros sur cinq ans pour réhabiliter et moderniser l’outil de production.
Cette reprise pourrait avoir des retombées importantes sur l’emploi local. Environ 1 000 emplois devraient être créés dans une première phase, offrant de nouvelles opportunités aux populations de Dimbokro et contribuant à la redynamisation de l’économie de la région.
Créée en 1973, ITCI avait interrompu ses activités après la crise politico-militaire de 2002, dans un contexte marqué par d’importantes difficultés financières. Ses dettes étaient alors estimées à plus de 13 millions d’euros.
La relance intervient dans un secteur textile confronté depuis plusieurs années à des difficultés liées notamment aux crises, aux problèmes de la filière coton, à la contrebande et à l’arrivée massive de produits contrefaits importés d’Asie.
Pour Jean-Luc Ruelle, responsable Afrique francophone du cabinet KPMG cité par Jeune Afrique, le sauvetage d’ITCI pourrait contribuer à stimuler la production locale de tissus et de fibres « made in Côte d’Ivoire».
À travers cette relance, l’État entend renforcer l’industrie nationale, soutenir la production locale et créer des emplois. Le défi sera désormais d’assurer la pérennité de l’usine et de lui permettre de retrouver durablement sa place dans le paysage industriel ivoirien et sous-régional.
Djah OPELY











