@informateur.ci- Le mouvement de retour volontaire des Soudanais réfugiés en Égypte se poursuit. Quelque 870 ressortissants ont quitté jeudi le pays voisin pour regagner le Soudan, à bord de 30 bus partis du Caire, d’Alexandrie et d’Assouan, selon l’agence de presse officielle soudanaise SUNA.
Cette opération a été organisée par le Comité Al-Amal pour le retour volontaire des Soudanais. Cette initiative humanitaire de la société civile collabore avec les autorités soudanaises et égyptiennes afin de faciliter des retours organisés et sécurisés.
Parmi les personnes ayant regagné le Soudan figurent notamment des enseignants universitaires et des étudiants inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur soudanais. Le comité indique que les préparatifs se poursuivent pour organiser de nouveaux convois, avec le soutien d’hommes d’affaires, d’institutions publiques et d’organisations humanitaires.
Maher al-Zein Ahmed, responsable de la division des transports du comité, souligne que ces retours contribuent à réunir les familles et à alléger les difficultés économiques rencontrées par les Soudanais vivant en Égypte.
Selon Hassan Khalid, rapporteur chargé des retours, le Comité Al-Amal a déjà facilité le rapatriement d’environ 50 000 Soudanais depuis l’Égypte. Les inscriptions pour de nouveaux départs continueraient par ailleurs d’augmenter.
La semaine dernière, 22 bus avaient transporté quelque 1 100 Soudanais vers leur pays. Au début du mois, 350 personnes avaient également quitté Alexandrie à bord de sept bus. En juillet, plus de 6 000 Soudanais étaient rentrés au Soudan à travers six convois.
Depuis le déclenchement de la guerre entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) en avril 2023, plus de 1,2 million de Soudanais ont fui vers l’Égypte.
Le conflit a provoqué une crise humanitaire majeure, avec des dizaines de milliers de morts et environ 13 millions de personnes déplacées. À la fin de l’année dernière, quelque 428 676 Soudanais étaient déjà volontairement retournés dans leur pays, selon les autorités.
Djah OPELY











