@informateur.ci- Le nouveau président de l’Interprofession de la filière coton de Côte d’Ivoire (Intercoton), Ouattara Zana, entend donner un nouvel élan à la production cotonnière et accélérer la transformation locale. Élu mercredi 19 août 2026 à Abidjan par les collèges des producteurs et des égreneurs, il a présenté les grandes priorités de son mandat de trois ans.
Au cœur de sa feuille de route figure l’objectif de porter la production nationale à 600 000 tonnes d’ici 2030. Un défi majeur pour une filière qui produisait plus de 500 000 tonnes durant la campagne 2003-2004, mais dont les volumes se situent aujourd’hui autour de 300 000 tonnes.
Pour inverser cette tendance, Ouattara Zana mise notamment sur la modernisation et la mécanisation des exploitations. Il prévoit également le renforcement des équipements et des infrastructures dans les zones de production, ainsi que l’arrivée de nouveaux producteurs, particulièrement parmi les jeunes.
Le nouveau président de l’Intercoton veut aussi améliorer l’accompagnement des producteurs. Le conseil agricole de proximité sera renforcé en collaboration avec les sociétés cotonnières afin de faciliter l’accès aux innovations et aux nouvelles techniques susceptibles d’accroître les rendements.
La transformation du coton constitue l’autre priorité affichée par le nouveau dirigeant. L’ambition est de développer progressivement l’ensemble de la chaîne, du coton graine à la fibre, puis de la fibre au tissu et aux produits finis. Les sous-produits devraient également être davantage valorisés, notamment dans l’alimentation animale et la production d’huile.
Ouattara Zana a par ailleurs salué l’appui de l’État à la mécanisation de la filière. Le ministère de l’Agriculture a récemment remis des tracteurs et différents équipements destinés à renforcer les capacités de production.
Succédant à Soro Moussa, le nouveau président assure vouloir travailler avec toutes les composantes de la filière pour relever ces défis. Créé en 2000, l’Intercoton fédère producteurs, égreneurs et transformateurs et œuvre à la modernisation et à la résilience de la filière face aux défis économiques et climatiques.
Yannick KOBO











