@informateur.ci- Soixante-dix-huit ânes qui seraient destinés au Ghana ont été interceptés dans la nuit du lundi 27 juillet 2026 au poste de contrôle douanier de M’Bengué, dans le nord de la Côte d’Ivoire. L’opération a été annoncée par le ministre des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), Sidi Tiémoko Touré.
L’intervention, menée aux environs de 22h20 par les agents de la direction départementale des Ressources animales et halieutiques de M’Bengué, en collaboration avec les douaniers, a permis de stopper un camion-remorque transportant les animaux sans les documents sanitaires et administratifs exigés.
Selon les premières informations recueillies, les ânes auraient été achetés au Mali avant d’être acheminés jusqu’à Sandrégué, un village de la sous-préfecture de M’Bengué. Ils y auraient été regroupés avant leur chargement à destination du Ghana.
Face à l’absence des pièces requises et au regard de la destination projetée, les 78 animaux ont été saisis et placés sous surveillance des services vétérinaires.
Des mesures ont été prises pour garantir leur alimentation, leur état sanitaire et leur sécurité, tout en assurant le respect des règles de biosécurité. Une enquête a été ouverte afin de déterminer l’origine exacte des animaux, les conditions de leur entrée en Côte d’Ivoire et les éventuelles responsabilités dans cette opération.
Le MIRAH rappelle que les ânes occupent une place importante dans les économies rurales. Ils sont notamment utilisés pour le transport des personnes, de l’eau, des récoltes, des intrants agricoles et de diverses marchandises. Leur rôle dans les activités agricoles et les revenus de nombreux ménages est toutefois fragilisé par la multiplication du trafic transfrontalier des animaux et de leurs peaux.
Le ministère rappelle que le décret n°2022-547 du 13 juillet 2022 interdit l’exportation des ânes vivants, de leur viande, de leur peau ainsi que de leurs produits et sous-produits. Les opérations de transit autorisées restent soumises à des conditions strictes, notamment à une escorte douanière.
Le MIRAH condamne tout trafic, abattage commercial illicite ou exportation interdite d’ânes et appelle les éleveurs, commerçants et transporteurs au strict respect des réglementations sanitaires, vétérinaires et douanières. Les populations sont également invitées à signaler toute activité suspecte aux autorités compétentes.
Djah OPELY











