@informateur.ci- À l’occasion de la première Journée nationale de l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) de la filière café-cacao, organisée le samedi 25 juillet 2026 à Duékoué, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a présenté les principales orientations du gouvernement pour renforcer la compétitivité de la filière face aux nouvelles exigences du marché international.
Devant les producteurs, les coopératives et les autres acteurs de la chaîne de valeur, le ministre a détaillé quatre priorités destinées à améliorer durablement les performances du secteur, dans un contexte marqué par le renforcement des normes en matière de traçabilité, de durabilité environnementale et de respect des droits humains.
La première priorité concerne l’amélioration de la productivité des exploitations. À cet effet, le gouvernement, à travers le Conseil du Café-Cacao (CCC), poursuit un vaste programme de distribution de plants visant à réhabiliter 40 000 hectares de vergers au profit de 20 000 producteurs.
Cette initiative doit permettre de renouveler les plantations affectées par les maladies et les ravageurs tout en limitant l’extension des cultures sur les espaces forestiers. «C’est en produisant mieux sur des surfaces déjà exploitées que les forêts seront préservées pour les générations futures », a souligné Bruno Nabagné Koné.
La deuxième priorité porte sur la durabilité des exploitations. Le ministre a rappelé que la traçabilité du cacao et du café est désormais indispensable pour accéder à plusieurs marchés internationaux, notamment avec l’entrée en vigueur du règlement européen sur les produits exempts de déforestation. Il a ainsi encouragé les producteurs et les coopératives à adhérer pleinement aux dispositifs de traçabilité mis en place.
L’amélioration des revenus des producteurs constitue le troisième axe de la stratégie gouvernementale. Bruno Nabagné Koné a assuré que les réformes engagées, notamment le mécanisme du prix garanti, seront poursuivies afin de garantir une meilleure rémunération aux planteurs.
Enfin, le ministre a insisté sur la responsabilité partagée de l’ensemble des acteurs de la filière. Producteurs, coopératives, exportateurs et organisations professionnelles sont appelés à adopter des pratiques conformes aux standards internationaux afin de préserver la réputation du café et du cacao de Côte d’Ivoire.
À l’approche de la prochaine campagne, il a exhorté tous les intervenants à faire preuve de discipline, d’anticipation et d’engagement pour consolider les performances de ce secteur stratégique de l’économie ivoirienne.
Djah OPELY












