@informateur.ci- La République démocratique du Congo (RDC) fait face à une aggravation de l’épidémie d’Ebola. Selon les dernières données publiées jeudi par le ministère congolais de la Santé, le bilan humain a franchi la barre des 1 000 décès, tandis que les nouvelles contaminations continuent de progresser dans plusieurs provinces du pays.
Depuis la déclaration officielle de l’épidémie le 15 mai, les autorités sanitaires ont recensé 2536 cas confirmés, dont 1 033 décès, portant le taux de létalité à 40,7 %. La maladie poursuit sa propagation avec une hausse persistante des infections communautaires, un facteur qui complique davantage les efforts de contrôle.
Les chiffres officiels indiquent que 738 patients sont actuellement placés en isolement ou hospitalisés afin de limiter la transmission du virus. Par ailleurs, 506 personnes ont pu guérir de la maladie depuis le début de cette flambée épidémique.
Face à cette situation, les Nations unies ont renouvelé leurs inquiétudes. La semaine dernière, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a averti que le transport des dépouilles des victimes d’Ebola vers leurs localités d’origine pour les cérémonies funéraires représente un risque important de propagation du virus à travers le pays.
L’épidémie touche désormais cinq provinces : le Haut-Uélé, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo. La province de l’Ituri demeure le principal foyer de contamination, avec une transmission soutenue de la souche Bundibugyo du virus Ebola.
Malgré l’évolution préoccupante de la situation, le ministère de la Santé assure que la riposte sanitaire reste pleinement opérationnelle. Les équipes médicales poursuivent le renforcement des dispositifs de surveillance, des capacités de diagnostic et de la prise en charge des patients dans les zones affectées.
Les autorités congolaises appellent les populations au respect strict des mesures sanitaires, notamment lors des enterrements, afin de freiner la chaîne de transmission et contenir cette épidémie qui continue de peser lourdement sur le système de santé du pays.
Djah OPELY












