@informateur.ci- L’Organisation des Nations unies (ONU) traverse une crise financière majeure. Face à cette situation préoccupante, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a annoncé une vaste réforme visant à réduire les coûts de fonctionnement de l’institution.
Dans le cadre de l’initiative baptisée «UN80», plusieurs postes de direction seront supprimés et des milliers d’emplois seront transférés hors des villes jugées trop coûteuses, notamment New York et Genève. Selon António Guterres, cette restructuration doit permettre à l’ONU de devenir «plus agile et plus efficace» dans son fonctionnement.
Le chef de l’organisation a toutefois averti que ces réformes internes ne suffiront pas à résoudre les difficultés budgétaires si les États membres ne règlent pas rapidement leurs contributions financières. L’ONU fait actuellement face à des arriérés estimés à 2,8 milliards de dollars, dont plus de deux milliards dus par les États-Unis.
António Guterres a alerté sur les conséquences potentielles de cette situation, évoquant un « risque d’effondrement imminent » des capacités opérationnelles de l’organisation si les fonds attendus ne sont pas versés.
Le secrétaire général a également insisté sur l’urgence d’agir afin d’éviter une aggravation des crises humanitaires à travers le monde. « L’inaction aggraverait les souffrances humaines », a-t-il déclaré, tout en appelant à des « choix difficiles » pour mettre fin à l’inertie bureaucratique et préserver les missions essentielles de l’ONU.
Cette réforme intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des conflits, des crises humanitaires et des défis climatiques, qui accentuent la pression sur les ressources de l’organisation.
Djah OPELY












