@informateur.ci- Le nord du Bénin a une nouvelle fois été frappé par la violence djihadiste. Plusieurs soldats béninois ont été tués mardi lors de deux attaques menées dans une zone frontalière du Burkina Faso, où les groupes armés extrémistes multiplient les incursions depuis plusieurs mois, selon des sources militaires.
Les assauts ont visé des positions sécuritaires dans le nord du pays, une région devenue particulièrement vulnérable à l’expansion des groupes djihadistes opérant dans le Sahel. Si aucun bilan officiel détaillé n’a encore été communiqué par les autorités, des sources sécuritaires évoquent plusieurs morts dans les rangs de l’armée béninoise.
Ces nouvelles attaques interviennent dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par la montée des menaces terroristes dans les États côtiers d’Afrique de l’Ouest. Le Bénin, longtemps épargné par les violences djihadistes, fait désormais face à des attaques récurrentes dans ses zones septentrionales proches du Burkina Faso et du Niger.
L’attaque survient seulement deux jours après la prise de fonction du nouveau président béninois, Romuald Wadagni. Lors de son investiture dimanche, le chef de l’État avait promis une réponse ferme face aux menaces sécuritaires.
«L’État sera ferme face à tout ce qui menace notre cohésion et notre sécurité», avait-il déclaré, affirmant sa volonté de renforcer la lutte contre le terrorisme et de préserver la stabilité du pays.
Les autorités béninoises ont intensifié ces dernières années les opérations militaires dans le nord, avec le déploiement de milliers de soldats et le renforcement de la coopération sécuritaire avec plusieurs pays partenaires. Malgré ces efforts, les groupes armés continuent de mener des attaques sporadiques contre les forces de défense et les populations civiles.
Djah OPELY












