@informateur.ci- Le parquet financier français a requis, mercredi, une peine de sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy dans le cadre du procès en appel sur le présumé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L’ancien chef de l’État est présenté par l’accusation comme «l’instigateur» d’un système occulte mis en place avec le régime de Mouammar Kadhafi.
Selon le ministère public, un « pacte de corruption » aurait été conclu afin de soutenir financièrement la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy. Les procureurs estiment que ce mécanisme illégal a contribué à fausser l’élection, à travers des circuits financiers clandestins impliquant notamment l’homme d’affaires Ziad Takieddine.
Face aux juges, Nicolas Sarkozy continue de rejeter fermement toutes les accusations. L’ancien président assure n’avoir jamais reçu « un centime » provenant des autorités libyennes. Malgré ses dénégations, les réquisitions du parquet renforcent les enjeux judiciaires autour de cette affaire tentaculaire, alors que le verdict est attendu pour le 30 novembre prochain.
Ce dossier sensible a récemment connu un nouveau rebondissement après les déclarations des autorités libyennes, qui ont affirmé être disposées à coopérer avec la justice française. Tripoli évoque également la possibilité de transmettre de nouveaux éléments susceptibles d’éclairer l’enquête.
Déjà confronté à plusieurs procédures judiciaires ces dernières années, Nicolas Sarkozy risque une nouvelle condamnation lourde de conséquences politiques et personnelles si les juges suivent les réquisitions du parquet.
Djah OPELY












