@informateur.ci- Le gouvernement ghanéen a annoncé, mardi 13 mai 2026, l’évacuation de 300 de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud, à la suite d’une recrudescence de violences et d’incidents à caractère xénophobe signalés ces dernières semaines dans plusieurs villes sud-africaines.
Dans une publication diffusée sur le réseau social X, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a indiqué que cette opération avait été approuvée par le président John Dramani Mahama afin d’assurer la sécurité des citoyens concernés.
Selon le chef de la diplomatie ghanéenne, les personnes évacuées avaient préalablement suivi les consignes émises par le ministère et s’étaient enregistrées auprès du Haut-commissariat du Ghana à Pretoria pour bénéficier d’une assistance en cas d’urgence.
« Le gouvernement du Ghana continuera de veiller au bien-être de tous les Ghanéens, au pays comme à l’étranger », a déclaré Samuel Okudzeto Ablakwa.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par plusieurs manifestations hostiles aux immigrés en Afrique du Sud. Des ressortissants africains auraient été victimes d’agressions, d’intimidations et d’actes de violence dans certaines localités, suscitant l’inquiétude de plusieurs pays du continent, notamment le Ghana et le Nigeria.
Les autorités sud-africaines rejettent toutefois les accusations de xénophobie. Le porte-parole de la présidence sud-africaine, Vincent Magwenya, a affirmé récemment que les manifestations observées relevaient de protestations isolées autorisées par la Constitution.
À la fin du mois d’avril, le gouvernement d’Accra avait déjà convoqué le Haut-commissaire sud-africain pour protester contre plusieurs incidents visant des citoyens ghanéens.
Première puissance économique du continent, l’Afrique du Sud accueille plus de trois millions d’étrangers. Cependant, le chômage élevé, estimé à près de 30 %, alimente régulièrement des tensions sociales et des violences contre les migrants. Les émeutes xénophobes de 2008 avaient fait 62 morts, tandis que d’autres vagues de violences ont éclaté en 2015, 2016 et 2019.
Djah OPELY











