@informateur.ci- L’opposant radical Julius Malema a été condamné, jeudi, à une peine de cinq ans de prison pour avoir fait usage d’un fusil d’assaut lors d’un rassemblement festif organisé par son parti il y a huit ans. Une décision judiciaire immédiatement contestée par l’intéressé, qui dénonce un verdict rendu par une magistrate qu’il qualifie de «raciste».
Le leader des Economic Freedom Fighters (EFF), formation politique connue pour ses positions radicales, encourait jusqu’à 15 ans de prison, peine initialement requise par le parquet. Malgré la condamnation prononcée, Julius Malema ne sera pas incarcéré dans l’immédiat, bénéficiant d’une liberté provisoire dans l’attente de l’examen de son recours en appel.
Figure clivante du paysage politique sud-africain, Malema conserve un soutien populaire important. Plusieurs centaines de ses partisans se sont rassemblés dans les rues de KuGompo City, dans l’est du pays, pour attendre l’annonce du verdict. Certains ont exprimé leur indignation face à la décision de justice, qu’ils jugent politiquement motivée.
Cette affaire relance le débat sur l’indépendance du système judiciaire et les tensions persistantes au sein de la vie politique sud-africaine. Elle pourrait également avoir des répercussions sur les ambitions politiques de Julius Malema, dont l’influence reste notable auprès d’une partie de la jeunesse et des classes populaires.
Djah OPELY












